Une teinture pour textile à base d’épluchures de fruits et légumes

On voit de plus en plus de collections de vêtements qui utilisent des textiles bio mais on parle beaucoup moins souvent des colorants utilisés pour les teindre qui sont eux particulièrement chimiques et donc nocifs. Le projet Local Colours est né en suisse et pourrait bien changer la donne en utilisant des résidus alimentaires pour teindre les textiles. Les belles couleurs de la peau d’avocat, de betterave, d’oignons, de brugnons sont pour le moment utilisées sur des carrés de soie produits dans un petit atelier.

Sonja Ruckstuhl Fotografie – www.sonjaruckstuhl.ch

WINTERTHUR-14.07.2015. Caroline Fourré, Project: Local Colors, www.local-colors.tumblr.com. She found a way to color clothes with food garbage. Portrait and Reportage of the procedure in Winterthur, Switzerland. Caroline Fourré 079 546 08 03, caroline.fourre@bluewin.ch

WINTERTHUR-14.07.2015. Caroline Fourré, Project: Local Colors, www.local-colors.tumblr.com. She found a way to color clothes with food garbage. Portrait and Reportage of the procedure in Winterthur, Switzerland. Caroline Fourré 079 546 08 03, caroline.fourre@bluewin.ch

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WINTERTHUR-14.07.2015. Caroline Fourré, Project: Local Colors, www.local-colors.tumblr.com. She found a way to color clothes with food garbage. Portrait and Reportage of the procedure in Winterthur, Switzerland. Caroline Fourré 079 546 08 03, caroline.fourre@bluewin.ch
WINTERTHUR-14.07.2015. Caroline Fourré, Project: Local Colors, www.local-colors.tumblr.com. She found a way to color clothes with food garbage. Portrait and Reportage of the procedure in Winterthur, Switzerland. Caroline Fourré 079 546 08 03, caroline.fourre@bluewin.ch

 

http://www.franceinter.fr/emission-social-lab-une-teinture-pour-textile-a-base-d-epluchures-de-fruits-et-legumes

Le secteur du vêtement intelligent sur le point de faire boom

La start-up britannique Evrythng prévoit de connecter 10 milliards d’articles d’ici 2019. Flairant le filon, les français Cityzen Sciences et Mulliez-Flory se sont également lancés.

Trois petites années. C’est tout ce que se donne Evrythng pour connecter pas moins de 10 milliards de vêtements. La start-up, créée en 2011 et basée à Londres, compte atteindre cet ambitieux objectif grâce notamment  à un partenariat annoncé en avril 2016 avec le spécialiste américain de l’étiquetage et de l’emballage Avery Dennison, qui travaille avec des marques comme Nike, Adidas, ou encore Hugo Boss.

“Chaque vêtement aura une identité numérique unique, qui ressemblera un peu à un profil Facebook”

“Chaque vêtement aura une identité numérique unique, qui ressemblera un peu à un profil Facebook”, explique Cameron Hulett, directeur commercial de la jeune pousse qui a collecté 19 millions de dollars auprès des investisseurs depuis sa création et bouclera une nouvelle levée de fonds fin juin 2016. Cette “fiche produit connectée” indiquera la taille, la couleur, le lieu de fabrication d’une robe, mais pourra également intégrer une vidéo publicitaire par exemple.

Evrythng peut connecter les vêtements de différentes manières : avec des QR codes mais également de la communication en champ proche (NFC), du Bluetooth ou encore de la radio-identification (RFID) en fonction de ce que lui demandent ses clients. Les produits sont pour l’instant équipés de puces : les fibres du tissu ne contiennent pas directement de capteurs.

Concrètement, ce Facebook des vêtements permettra aux marques de géolocaliser leurs articles tout au long de la chaîne logistique, de la production au stock en magasin. “C’est la première utilisation que nous déployons en ce moment avec Avery Dennison”, indique Cameron Hulett. Les entreprises pourront également réaliser des mesures corporelles et fournir à leurs clients des statistiques via une application dédiée, sur le nombre de pas qu’ils ont réalisés avec leur paire de baskets dans la journée par exemple.

Mais les puces d’Evrythng permettront surtout aux marques d’engager des relations plus étroites avec leurs clients. “C’est la fonction pour laquelle elles montrent le plus d’appétence”, souligne le directeur commercial. Un client pourra flasher le QR code d’un T-shirt et savoir s’il a été fabriqué en France, consulter des contenus publicitaires, le distributeur pourra également lui offrir des bons de réduction…

Evrythng propose ces services pour une somme “proche de zéro pour chaque produit à grande échelle”. Une offre qui intéresse “de nombreuses entreprises, notamment en Chine”, pointe Cameron Hulett, qui ne veut pas en dire plus tant que les accords commerciaux ne sont pas signés.

Le coût des puces d’Evrythng pour chaque produit est proche de zéro à grande échelle

Les ambitions illimitées de la jeune pousse sont sans commune mesure avec les chiffres du secteur publiés par le cabinet de conseil Gartner, qui prévoit que 26 millions de vêtements connectés “seulement” seront vendus dans le monde en 2016. Il n’empêche : le marché reste attractif et la start-up n’est pas la seule à tenter sa chance.

En France, Cityzen Sciences a lancé en 2016 la commercialisation de ses solutions de textiles connectés en BtoB. Créée en 2008, la start-up lyonnaise travaille pour le moment sur une dizaine de produits, notamment le D-Shirt, un maillot de corps intelligent destiné aux sportifs, vendu par le groupe japonais Goldwin qui regroupe en Asie les marques The North Face et Canterbury of New Zealand.

Les deux partenaires prévoient de vendre d’ici la fin de l’année 2016 plusieurs dizaines de milliers de ces T-shirts, qui sont arborés depuis 2015 par les rugbymen de l’équipe nationale japonaise. Fréquence cardiaque, température corporelle… Ces maillots sont équipés de puces à peine plus grandes qu’une carte Sim qui permettent de relever les données physiologiques de leur utili”sateur.

Cityzen Sciences compte commercialiser plus de 10 000 D-Shirt en 2016. © Cityzen Sciences

Cityzen Sciences a également mis au point un oreiller capable d’analyser la qualité du sommeil ou encore des vêtements pour la montagne qui mesurent la fréquence respiratoire en fonction de l’altitude. “Les deux principaux domaines sur lesquels nous misons pour nous développer sont le sport et la santé. Nous avons également de nombreuses demandes émanant du secteur de l’automobile et de l’aéronautique. Nous réfléchissons à lever des fonds pour développer une offre adaptée, en embauchant 10 à 15 nouveaux salariés”, confie Jean-Luc Errant, le président de la société, qui compte aujourd’hui 40 collaborateurs.

Cityzen Sciences prévoit d’être rentable en 2019 ou 2020 et vise les 3 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016. “Pour l’instant, nous avons quatre clients principaux, tous étrangers. Rares sont les entreprises françaises à s’intéresser au textile connecté”, se désole le patron.

Une exception à la règle : la marque de jean tricolore Kaporal s’est lancée dans ce nouveau champ en 2015, en commercialisant en édition limitée son “Connecting Jean”. Un premier pas timide, car comme son nom ne l’indique pas, ce pantalon n’est pas connecté à Internet. Il est simplement équipé d’un QR code, relié à la carte de visite virtuelle de son propriétaire. “Nous ne souhaitons pas concurrencer Nike et les autres équipementiers sportifs en lançant des vêtements connectés capables de mesurer les performances physiques de leurs utilisateurs. Nous voulons offrir à nos clients une expérience fun, sociale”, explicite Nicolas Ciccione, directeur e-business chez Kaporal.

“Le premier jean vraiment intelligent de Kaporal devrait sortir dans les 12 prochains mois”

Le “Connecting Jean” a surtout permis à l’entreprise de repérer les clients intéressés par les nouvelles technologies et de tisser des liens avec eux, en leur envoyant des mails régulièrement. “Nous travaillons avec une start-up française sur un tissu entièrement connecté. Le premier jean vraiment intelligent de Kaporal devrait sortir dans les 12 prochains mois. Nous pourrons le tester en avant-première avec ce panel de consommateurs, pour comprendre quelles utilisations ils vont développer avec cette nouvelle catégorie de produits”, se projette Nicolas Ciccione. Et de poursuivre : “les possibilités offertes par cette technologie sont infinies, mais il ne faut pas proposer aux consommateurs des usages à côté de la plaque.”

Kaporal et son partenaire ne sont pas les seuls à travailler sur un tissu dont les capteurs sont situés au cœur de la fibre : Cityzen Sciences compte sortir une offre de ce genre d’ici deux ou trois ans.

Le spécialiste français du vêtement professionnel Mulliez-Flory a également bâti avec une dizaine de partenaires un projet en ce sens, baptisé Autonotex. Dans ce cadre, le chimiste Arkema a mis au point un tri-composant qui peut être tricoté, teint et lavé à la machine comme n’importe quel tissu. Les capteurs pourront être posés partout sur le vêtement. “Les composants ne seront plus extérieurs au textile comme c’est le cas aujourd’hui avec ces puces pas forcément fiables, qui peuvent tomber en panne en cas de choc par exemple”, explique Jacques Gindre, le PDG de Mulliez-Flory.

Mulliez-Flory prévoit de réaliser 7,8 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020 grâce aux vêtements connectés

L’entreprise compte vendre d’ici 2019 des vêtements connectés à l’armée française, séduite par cette offre plus sûre qu’unwearable, qui peut être perdu ou se casser. “En combinant l’enregistrement des battements cardiaques, de la température, ainsi que toute une série d’autres données corporelles, les chefs de patrouilles pourront mesurer le niveau de stress de leurs hommes sur le terrain et exfiltrer les personnes trop sensibles avant qu’elles ne commettent des erreurs”, illustre le patron.

Mulliez-Flory commercialisera également les vêtements conçus avec ce textile connecté nouvelle génération auprès des pompiers et de toutes les professions qui ont besoin d’être visibles, sur les chantiers par exemple. “Des chemises pourront par exemple être équipées de diodes électroluminescentes. Elles seront automatiquement rechargées par les mouvements de leurs utilisateurs qui produisent de l’énergie électrique captée par le tricomposant”, détaille Jacques Gindre.

La société prévoit de réaliser 3,8 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019 et 7,8 millions en 2020 grâce à cette nouvelle activité. Le projet Autonotex a été financé à hauteur de 4,5 millions d’euros par l’Etat français et la banque publique d’investissement Bpifrance. Les entreprises participantes ont également contribué à hauteur de 4,5 millions d’euros.

 le 10/05/16 17:16
http://www.journaldunet.com/economie/industrie/1178067-boom-du-vetement-intelligent/

7 trucs imparables pour reconnaître un vêtement de mauvaise qualité

Il arrive souvent qu’on achète des vêtements et qu’on se rende compte au bout de deux ou trois lavages qu’il n’était pas de super qualité. Pourtant, il est difficile de savoir à l’avance si le produit sera à la hauteur ou non de son prix. Voici 7 astuces qui devrait vous aider considérablement la prochaine fois que vous voudrez acheter un vêtement ! Ces 7 astuces vous sauveront la mise la prochaine fois que vous voudrez acheter un vêtement : vous ne vous ferez plus avoir par les vêtements cheap !

  • Astuce 1 : Mettre le vêtement à la lumière Pour vérifier que le matériau utilisé pour le vêtement est de bonne qualité, passez le à la lumière. Si vous voyez au travers, c’est qu’il est fin et donc de faible qualité. Au contraire s’il est dense et que vous voyez difficilement à travers, c’est gage de qualité.
  • Astuce 2 : Tirer dessus Tirez doucement sur le tissu (cela fonctionne particulièrement bien avec une jupe ou la partie inférieure d’une robe ) et relâchez-le. Est-ce que le tissu conserve sa forme ? Si le tissu est déformé, vous savez immédiatement que vous pouvez le reposer et chercher autre chose !
  • Astuce 3 : Visiter le rayon homme Si vous êtes à la recherche d’une chemise ou d’un tee-shirt, on vous conseille d’aller faire un tour au rayon homme. Leurs vêtements sont de meilleure qualité car il y a moins de patrons et donc moins besoin de produire en masse. Leurs chemises sont souvent moins chères que les équivalents féminins et de meilleure qualité.
  • Astuce 4 : Regarder les fermetures éclair La fermeture éclair ou fermeture à glissière doit être intégrée à la perfection dans le vêtement. Elle doit être recouverte (ou du moins partiellement) de tissu. Si elle est totalement apparente, vous pouvez déjà voir que le vêtement n’est pas de bonne qualité car les coutures sont faites à la va-vite.
  • Astuce 5 : Lire attentivement les étiquettes Il est conseillé de privilégier les vêtements contenant du coton, de la soie qui sont des fibres naturelles plutôt que les fibres synthétiques qui résistent plus difficilement à l’usure. Un produit 100% coton sera toujours de meilleure qualité qu’un produit contenant en partie des fibres synthétiques.
  • Astuce 6 : Regarder les boutons et les boutonnières Une très bonne astuce pour vérifier la qualité d’un vêtement est de vous pencher sur les détails. Le bouton doit être bien fixé et ne doit pas avoir de fil qui dépasse. La boutonnière doit être bien cousue : elle doit être sécurisée par une couture tout autour. Testez la résistance du bouton et de la boutonnière, vous devriez ainsi avoir un vêtement de qualité.
  • Astuce 7 : Tirer sur les coutures Tirez doucement sur les coutures qui permettent de joindre deux pans de tissu. Si vous voyez que la couture s’étire en tirant, vous pouvez passer votre chemin. Si la couture reste inchangée, vous savez que le vêtement est cousu soigneusement. Avec toutes ces astuces vous ne devriez plus vous faire avoir dans les magasins !

Publié par Maxine Pouzet, le 19 mai 2016

En savoir plus : http://www.ohmymag.com/shopping/7-trucs-imparables-pour-reconnaitre-un-vetement-de-mauvaise-qualite_art96253.html

Internet prête 100.000 euros à l’entreprise de textile Febvay

L’entreprise de textile Febvay, basée à Vagney (Vosges), a réussi à obtenir 100.000 euros sur une plateforme de prêt participatif, dit crowdlending. Une somme, prêtée par 362 internautes, qui va lui permettre de se développer.

100.000 euros c’est la valeur du prêt qu’a pu collecter, en moins de sept jours, l’entreprise vosgienne Febvay, spécialiste des vêtements professionnels haut-de-gamme.

Après avoir été refoulé par plusieurs banques, Raphaël Hans, PDG de Febvay a décidé de faire les choses autrement. Il s’est tourné vers le concept de crowdlending  (prêt participatif).

Il a ainsi démarré une collecte sur la plateforme Credit.fr. L’objectif initial était de collecter 100.000 euros en 45 jours. Surprise. Le but a été atteint en moins d’une semaine. 362 internautes ont fait confiance à Febvay et ont fait ce que maintes banques ont refusé de faire.

Ce prêt ne représente qu’une première marche pour le développement de l’entreprise de textile. Febvay, âgée de soixante-dix ans, aspire à produire plus de 40.000 pièces annuellement et à embaucher 4 personnes dans le futur.

Le PDG de l’entreprise Raphaël Hans oeuvre à la promouvoir davantage en profitant des nouvelles technologies qui pour lui se sont avérées être un outil incontournable.

  • Islam Abdelouali
  • Publié le
  • http://france3-regions.francetvinfo.fr/lorraine/vosges/vosges-internet-prete-100000-euros-l-entreprise-de-textile-febvay-1000225.html

Les chiffres (effarants) du gaspillage textile en France

La France recycle encore une faible part de ses vêtements alors que l’enjeu est de taille.

A force de campagnes de sensibilisation et d’efforts de pédagogie, notamment dans les émissions télévisées sur la cuisine, les Français ont pris conscience du gaspillage alimentaire. Le gaspillage textile est en revanche encore méconnu, alors que les enjeux sont tout aussi importants. France 5 a donc décidé de se pencher sur la question et diffuse dimanche à 20h40 un documentaire intitulé Vêtements, n’en jetez plus !

Europe 1 l’a visionné en avant-première et en a tiré plusieurs chiffres édifiants.

30 kg d’habits achetés chaque année. Un chiffre permet de prendre la mesure du problème : une femme achète en moyenne 30 kg de textile par an, d’après le documentaire Vêtements, n’en jetez plus ! Vous trouvez que cela fait beaucoup ? C’est pourtant dans la moyenne des pays européens les plus riches, à l’image du Royaume-Uni, où chaque personne achète en moyenne 20 kilos de vêtements par an, tous sexes confondus.

Moins d’un quart de nos vêtements sont recyclés. A l’échelle du pays, les Français achètent environ 700.000 tonnes de textile, qu’il s’agisse de vêtements, de linge ou de chaussures. Mais en fin de chaîne,moins d’un quart de ces achats se retrouvent dans les filières de recyclage : les associations de collecte de vêtements traitent en moyenne 160.000 tonnes par an. Pour revenir à l’échelle individuelle, la France recycle seulement 2,5 kilos de textile par an et par personne, c’est-à-dire deux fois moins que les Allemands.

114 euros d’habits jamais portés dans chaque logement. La France a donc des progrès à faire en termes de recyclage mais aussi de comportement. Nous achetons bien plus d’habits qu’auparavant, notamment à cause des magasins ayant généralisé les petits prix et la fast fashion, à l’image de H&M, Zara ou encore Primark. Sauf que ces achats ne sont pas toujours utiles : on estime que chaque logement renferme l’équivalent de 114 euros de vêtements qui ne sont jamais portés. Ce que confirme un autre chiffre avancé par le site spécialisé Planetoscope : 60% des Français ont des vêtements qu’ils ne portent jamais.

442 millions d’euros jetés chaque année. La France a donc de la marge pour arriver à une utilisation plus efficiente de ses habits, d’autant que ces vêtements jetés représentent une mine d’or : l’équivalent de 442 millions d’euros. Certaines entreprises l’ont bien compris et ont investi le secteur du recyclage des vêtements, souvent en coordination avec le monde associatif.

Par Gabriel Vedrenne

16h34, le 06 mai 2016, modifié à 14h33, le 07 mai 2016

http://www.europe1.fr/economie/les-chiffres-du-gaspillage-textile-2738608

Le textile français reprend des couleurs

Malgré les délocalisations de ces vingt dernières années, l’industrie textile française est loin d’avoir disparu du territoire français. Des entreprises vieilles de plusieurs dé­cennies continuent à fabriquer dans l’Hexagone, tandis que des start-up se lancent chaque année dans le domaine du textile. Leur secret pour se maintenir à flot ? L’innovation.

Créé il y a plus d’un demi-siècle dans le nord de la France, près de Lille, le fabricant de sous-vêtements 100 % français, Lemahieu, tient bon la barre. « Pour maintenir notre activité, nous avons beaucoup travaillé sur les marchés de niche », explique Edith Lemahieu, la fille du fondateur à qui elle a succédé à la tête de la bonneterie. Pour renouveler son offre, l’entreprise familiale a misé sur des « cosmétotextiles ». Exit les culottes de grand-mère, place à des sous-vêtements combinant confort et technicité.

Parmi les produits-phares du fabricant, le « pyjama apaisant », qui libère des huiles essentielles grâce à des microcapsules greffées au vêtement. Ou encore le « slip qui sent bon », lancé en 2013 en partenariat avec Le Slip français. Surprise : derrière le trublion du sous-vêtement made in France se cache l’ancêtre Lemahieu. « Nous produisons 80 % à 90 % de leurs sous-vêtements », dévoile Mme Lemahieu. De la confection aux finitions, tout est réalisé sur place par la centaine d’ouvrières qui travaillent à l’usine.

Une hausse de la production de 2 %« Nous pouvons encore nous permettre de fabriquer en France, car la confection de nos produits reste assez avancée.

Par Catherine Quignon

 02.05.2016 à 10h10

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/05/02/le-textile-francais-reprend-des-couleurs_4911892_3234.html#xQDPSIuVjcWHku2o.99

Conseils morpho : Quelle jupe pour ma silhouette?

Courte, longue, taille haute ou évasée, on rêve toute d’une jupe qui mette notre silhouette en valeur et sublime notre féminité. Pour éviter la grande déception en cabine d’essayage et le shopping casse-tête, retrouvez tous conseils morpho pour choisir la jupe parfaite.

conseils_morpho_quelle_jupe_pour_ma_silhouette_article_visuel

JGJ

1- Je suis menue : la jupe courte

Bien qu’une silhouette menue tolère avec plus de facilité quasiment toutes les coupes mode, les jupes courtes sont faites pour mettre en valeur des jambes fines et élancées !

 

courte_largeLa coupe
On choisit une jupe courte légèrement volumineuse, plissée ou à volants, elle donnera un peu plus d’épaisseur à notre silhouette et accentuera nos formes.
On en profite donc, que la jupe soit mini, droite, plissée ou version jupon bohème.

Comment la porter ?

Bien sûr, avec son côté sexy déjà prononcé, on porte la jupe courte de préférence avec des ballerines, des sandales plates ou des petits talons.

Et si dévoiler nos jambes n’est pas notre tasse de thé, on opte aussi pour des collants opaques ou des leggings avec une mini-jupe en hiver comme en été.

A éviter

Les formes trop près du corps qui allongent une silhouette mince et la privent d’une jolie harmonie.


2- Je suis ronde : la jupe droite

La jupe droite est un bon compromis pour une silhouette qui a des formes. Elle a l’avantage de ne pas top les marquer et donc de dissimuler nos cuisses et nos hanches.

droite_123_largeLa coupe
On choisit une jupe droite d’une certaine longueur et au mieux sous les genoux pour allonger les jambes.
On préfère les matières fluides qui dessinent notre silhouette sans la marquer et les couleurs foncées au profit d’un haut coloré ou d’un bijou autour du cou par exemple, pour attirer l’attention sur notre décolleté.

Comment la porter ?
Les talons sont préférables avec une jupe droite pour une allure rétro et élégante et parce qu’ils affinent les mollets, notamment avec des leggings ou des collants noirs pour plus d’effet.

A éviter 

La taille en dessous qui risquerait de nous boudiner et les couleurs claires qui mettent en avant les rondeurs, tout comme les grands imprimés.


3- J’ai des hanches larges : la jupe taille haute

Une chose est sûre, la jupe taille haute aura toujours l’avantage d’affiner notre silhouette et surtout nos jambes. Une bonne astuce donc pour les jambes un peu courtes.

taille_haute_paul_joe_c_largeLa coupe
Dans l’idéal, on choisit une jupe taille haute plutôt ample au niveau des hanches et qui arrive au dessus du genou, c’est-à-dire une coupe façon pin-up. Une bonne façon de “tricher” pour camoufler un peu nos hanches.
Autre alternative pour des hanches rebondies assumées, la jupe taille haute étroite et qui descend sous le genou. Elle nous donne un air rétro et met nos formes en valeur.

Comment la porter ?
Cette jupe ne s’appelle pas « taille haute » pour rien. On la porte donc bien sûr à la taille, au dessus du nombril pour une taille bien marquée.
Pour casser l’effet tassé d’une jupe taille haute un peu ample au niveau des hanches, on mise sur les talons pour allonger notre silhouette.

A éviter
La jupe taille haute sans talons qui n’apportera plus l’effet escompté.


4- J’ai des cuisses enrobées : la jupe trapèze ou évasée

Qu’elle soit fluide ou bouffante, la jupe évasée, de type trapèze par exemple, a l’avantage de dissimuler nos petits défauts sous son volume.

evasee_h_m_largeLa coupe
On opte pour une jupe évasée qui arrive au minimum jusqu’au genou, c’est-à-dire une coupe suffisamment couvrante pour les cuisses et qui souligne aussi le galbe du mollet et la finesse des chevilles.
Aussi complexée par nos fesses rebondies, on préfère une coupe plutôt bouffante et structurée qui ne sera jamais trop près du corps.

Comment la porter ?
Pour lui donner une allure très féminine, on porte la jupe évasée avec des talons.
On lui ajoute aussi une petite ceinture pour une taille encore plus marquée.

A éviter
Une jupe fine et toute en transparence qui dévoilera nos rondeurs.


5- J’ai un peu de ventre : jupe et ceinture large

ceinture_tequila_largePour oublier le complexe du petit ventre, on double notre jupe d’une large ceinture qui masquera nos petites rondeurs et en détournera le regard.
L’effet sera d’autant plus garanti avec une jupe taille haute qui cintre et gaine déjà notre taille.

La ceinture large affine notre taille, mais on triche aussi facilement avec un collant ventre plat ou une culotte taille haute dissimulée sous notre jupe.

 

 


Article du 07 août 2013

Par Aurélia Schey – Photo : ©Asos

http://www.femina.fr/Mode/Tendances/Conseils-morpho-quelle-jupe-pour-ma-silhouette/J-ai-un-peu-de-ventre-jupe-et-ceinture-large

Kiplay, l’entreprise textile qui relocalise en France

Marc Pradal a indéniablement la fibre familiale. Kiplay, l’entreprise de textile dont il est le PDG, a été créée en 1921 en Normandie par son grand-père. Elle fabriquait alors des vêtements de travail et des vêtements de chasse. Aujour­d’hui encore, l’habillement professionnel reste le cœur de l’activité de Kiplay, qui fournit des tenues techniques, de protection ou de sécurité à des entreprises telles que Colas, Orange, Spie Batignolles ou la Ville de Paris.

Mais les vicissitudes de la mondialisation et la crise de l’industrie textile n’ont pas épargné la PME de Saint-Pierre-d’Entremont (Orne). « Durant les années 1990, nous avons été contraints de délocaliser notre production vers la Tunisie, le Maroc ou en Asie », regrette Marc Pradal. Les effectifs de Kiplay en France ont été divisés par deux entre les années 1990 et les années 2000, passant de 150 à 75 salariés. « Nous avons toujours voulu garder un bureau d’études et un petit atelier en France pour conserver le savoir-faire », explique le PDG.

Mais l’homme, passionné par tout ce qui touche au textile et aux compétences techniques, ne se résout pas à voir ainsi dispa­raître la production française. « En 2014, je me suis donné pour objectif de re-produire en France », raconte-t-il. C’est un jeune hom­me, Olivier Le Bas, étudiant en management à Caen et décidé à créer une ligne de jeans fabriqués dans le bocage normand, qui lui donne…

LE MONDE ECONOMIE | | Par Béatrice Madeline

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/05/02/kiplay-l-entreprise-textile-qui-relocalise-en-france_4911887_3234.html#ydUCJKt5YQHecERb.99

Des fauteuils roulants made in France et personnalisables

Édouard Detrez, 24 ans, souffrant d’une infirmité motrice cérébrale, a créé la société le Fauteuil Roulant Français (FRF). Son objectif ? Proposer des fauteuils made in France, légers et élégants à personnaliser.

« Dessinés et conçus par des ingénieurs ergonomes spécialisés dans le cycle, ces fauteuils proposent une nouvelle philosophie du déplacement. »

Faire Face : En août 2015, vous avez créé votre entreprise. Avec quels objectifs ?

Édouard Detrez : Créer, développer et vendre des fauteuils roulants actifs et sportifs fabriqués en France. Voici deux ans, en voulant changer le mien, j’ai constaté qu’il n’existait pas de fabricant sur le territoire. D’où mon idée d’offrir une alternative française pour que les différentes aides octroyées par la collectivité pour le financement des fauteuils roulants (Assurance maladie, Maison départementale des personnes handicapées…) restent en France et contribuent au développement économique du territoire. L’entreprise, installée dans le Gers, travaille avec des fabricants situés dans le grand sud-ouest.
Dessinés et conçus par des ingénieurs ergonomes spécialisés dans le cycle, ces fauteuils proposent une nouvelle philosophie du déplacement. Les chambres à air sont facilement changeables, le propriétaire du fauteuil pourra les acheter chez Décathlon avec lequel nous avons un partenariat, sans passer par un revendeur. Le Centre d’études et de recherche sur l’appareillage des handicapés (Cérah) a validé nos prototypes.

FF : Comment avez-vous réussi à vous lancer dans cette aventure ?

É.D : Grâce au soutien de mon entourage – je travaille avec mon père et mon frère –, d’amis comme Guillaume Gibault, créateur de la société Le Slip français, d’entreprises de ma région et l’aide de plus de trois-cents contributeurs sur MyMajorCompany. Grâce aux 30 777 € engrangés, j’ai fait réaliser les premiers prototypes.

FF : Les enfants et les adultes pourront composer leur fauteuil à leur image : de quelle manière ?

É.D : Nous proposons dix couleurs aux choix pour les éléments du fauteuil et différents tissus et contrastes pour les coussins amovibles. L’objectif étant qu’à terme un acheteur puisse utiliser des coussins de deux couleurs : l’un pour la ville, l’autre pour les soirées, par exemple, considérant ainsi son fauteuil comme un accessoire de mode, élégant et beau. L’entreprise souhaite apporter de la fraîcheur et éloigner un peu le fauteuil du monde du handicap. Nous sommes également très attentifs à l’ergonomie : la personne qui pousse le fauteuil pourra, par exemple, régler la hauteur des poignées pour protéger son dos.

FF : Quels sont vos projets ?

É.D : Nous allons bientôt proposer une configuration sur notre site internet qui permettra à l’acheteur de visualiser son fauteuil et le personnaliser. Et, surtout, nous allons démarrer les ventes chez des revendeurs de matériel médical dans un mois, grâce à l’homologation définitive et le marquage CE. Propos recueillis par Katia Rouff-Fiorenzi

Vous pourrez retrouver Édouard Detrez au Salon Autonomic de Paris les 8, 9 et 10 juin 2016.

Publié le 5 avril 2016

Des fauteuils roulants made in France

 

 

Comprendre le Made in France

Un emballage bleu blanc rouge, des slogans indiquant une fabrication traditionnelle sur le paquet et un prix souvent plus élevé…il ne manque plus qu’une photo de coq et le tour est joué. Mais êtes-vous sûr qu’il s’agit réellement d’un produit made in France ?

Origine France Garantie : le seul label qui certifie qu’au moins 50 % de la valeur ajoutée du produit a été effectuée en France.

Le Made in France, grand cheval de bataille d’Arnaud Montebourg est devenu un argument marketing qui fait mouche. Plus de 65 % des français seraient prêt à favoriser le Made in France pour les fêtes de fin d’année et 32 000 visiteurs se sont pressés à Paris lors de la deuxième édition d’un salon qui lui est entièrement dédié ! Un succès.

Les marques ont flairé le filon, mais jouent-elles vraiment le jeu ?

Pour commencer savez-vous que pour les douanes, on peut appeler un produit « made in France » si 45 % de sa valeur ajoutée a été faite en France ? Ce pourcentage doit permettre d’éviter que certains fabricants, peu scrupuleux, importent leur produit, ajoutent un élément insignifiant et se targuent de l’avoir « fabriqué en France ».

Pour garantir encore plus de travail « français », il existe le label « Origine France Garantie », avec un seuil minimum élevé à 50 % de la valeur ajoutée produit en France.
Victime de son succès, le label a été contrefait. Alors pour ne pas se faire avoir, il faut s’assurer que le produit possède un numéro de certification et vérifier le listing en ligne.

Dans un autre registre il existe le label « entreprise du patrimoine vivant », qui valorise les entreprises françaises « aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence ». Plusieurs sites internet recensent les entreprises « Made in France » : La fabrique hexagonale, 100pour100madeinfrance, Madine France,Hexaconso …

Ces marques étrangères qui parfois créent plus d’emploi

Vous pouvez également jeter un œil au « Guide Made in Emploi » de Charles Huet. Pour lui, il n’est pas question de s’arrêter au Made in France mais plutôt de s’intéresser aux entreprises qui créent de l’emploi. Et surprise, des marques étrangères ont parfois plus de poids que ceux qui revendiquent une « french touch »… Charles Huet veut aiguiller le consommateur dans ses achats du quotidien, sans être influencé par le marketing car « le 100% made in France n’existe pas . Tout le monde fait appel à des composants, des matières premières ou des outils venus du monde entier. » Pour lui, il s’agit d’une expression trop vague et propice aux tromperies, ce qui pourrait à terme décourager le consommateur.

Dernier conseil, ne vous fiez pas à des appellations telles que « tradition française », « fabrication à la française » ou encore « fabrication traditionnelle ». Ces termes ne sont absolument pas officiels.
Ouvrez l’œil !

Pauline Bernos

http://www.france5.fr/emissions/la-quotidienne/a-la-une/le-100-made-in-france-n-existe-pas_152051