Quels sont les vêtements dangereux pour la santé ?

Alerte dans les penderies et dressings. Certains habits provoquent des désagréments de santé. Sur Europe 1, le médecin Gérald Kierzek livre ses astuces pour se vêtir sans problème.

Vous pensiez qu’un vêtement pouvait au pire ne pas vous aller : erreur ! Un habit mal adapté peut engendrer un certain nombres de conséquences sanitaires peu dangereuses mais inconfortables : infections, irritations, allergies… Le docteur Gérald Kierzek vous aide à faire le ménage dans votre vestiaire, ou du moins à prendre de bonnes habitudes vestimentaires, dans l’émission Questions de santé.

> Allergies et irritations

Certains vêtements provoquent des allergies. “Il s’agit rarement d’une allergie au textile en lui-même mais plutôt à un colorant ou à un apprêt” du vêtement. Autre phénomène, cette fois sans rapport avec une allergie, certains produits -toxiques- qui ont pu être mis sur le vêtement peuvent provoquer une irritation (rougeur, prurit, démangeaisons). “A noter qu’une réglementation européenne interdit aux fabricants d’utiliser certains produits toxiques”, souligne Gérald Kierzek, mais mondialisation oblige, certains articles internationaux ne sont pas soumis au même genre de réglementation. Enfin, la laine est une matière qui peut naturellement “gratter”, provoquer une irritation.

Laver avant de porter. De manière générale, pour prévenir les irritations, mais aussi pour éviter tout risque de transmissions de germes ou bactéries, le spécialiste préconise de laver deux fois avant de le porter tout vêtement qui aurait un contact direct avec la peau. Le conseil vaut d’autant plus pour les sous-vêtements. Mais là aussi vigilance notamment en cas de changement de lessive, car l’agent lavant peut lui-même provoquer des allergies !

Gare aux bactéries. Toujours dans l’optique de ne pas être irrité, faut-il reléguer son pyjama au placard et plutôt dormir dans le plus simple appareil ? Non, pas forcément, assure Gérald Kierzek. “Il vaut mieux dormir nu qu’en un pyjama sale. On a tendance à moins les laver que d’autres types de vêtements ! Avec un pyjama propre, il n’y a aucun problème.” Dans la famille nid à bactéries, il faut aussi se méfier des maillots de bain, et ce pour deux raisons : “ils sont souvent en matière synthétique et sont souvent mouillés.” Prenez donc bien soin de les laver et les sécher après utilisation.

>> Compressions

Même sans irriter, certains vêtements très près du corps peuvent également poser de petits soucis. Revue de penderie :

  • Les gaines minceur. “Mécaniquement, elles vont comprimer. C’est un peu comme un corset que l’on va mettre”, explique le médecin. Il est ainsi possible de perdre une taille. L’inconvénient, “c’est que ça comprime aussi les organes : l’intestin et l’estomac éventuellement donc on peut avoir un inconfort digestif. La deuxième compression est veineuse. Cela gêne le retour veineux.” Gérald Kierzek conseille donc de porter ce genre de sous-vêtements seulement de temps en temps, “pour une soirée ou pour mettre un vêtement qui a une taille un peu trop serrée”, par exemple, mais pas au quotidien.
  • Les leggins. Ils pourraient paraître inoffensifs. Il faut néanmoins ne pas perdre de vue que ces collants qui épousent les formes “perturbent le cycle naturel de la transpiration. On peut avoir des infections à répétition.”

 Par A.D – le 12 septembre 2016

http://www.europe1.fr/sante/quels-sont-les-vetemnts-dangereux-pour-la-sante-2844526

15 juillet 2014 (Photo Sebastien Rande / Studio Cui Cui)

La coopérative normande numéro 1 européen du lin

(Photo Sebastien Rande / Studio Cui Cui – 15 juillet 2014 )

La coopérative Terre de Lin fournit 15 % de la production mondiale de lin « textile ». Elle est installée principalement à Saint-Pierre-le-Viger (Seine-Maritime).

« Les filatures chinoises transforment 70 % de notre production. Leurs agriculteurs n’arrivent pas à produire du lin de qualité. » Thierry Goujon, directeur de la coopérative Terre de Lin, à Saint-Pierre-le-Viger (Seine-Maritime), peut dormir tranquille. Dans la production de lin textile, les liniculteurs normands ont des longueurs d’avance sur la concurrence. « Dans le monde, on ne peut produire du lin textile de haute qualité que le long des côtes de la Manche », explique Jérôme Lheureux, président de la section lin et chanvre du Gnis (l’interprofession des semences).

Question de climat – le lin apprécie le temps couvert – et de qualité des sols. Les limons profonds s’étendent de la plaine de Caen à Dunkerque. Depuis la Manche, la bande de 150 km de large se poursuit en Belgique et en Hollande. « L’Europe produit 80 % des fibres de lin de qualité au niveau mondial. »

Avec ses 600 liniculteurs en Seine-Maritime et dans l’Eure, ses 12 000 ha cultivés, la coopérative fournit 15 % de la production mondiale de lin textile (le lin oléagineux est destiné à l’alimentation animale). Terre de Lin est le n° 1 européen du secteur, depuis la création de variété et la production de semence adaptée aux terroirs normands jusqu’aux opérations de transformation du lin, le teillage (l’extraction de la fibre) et le peignage (le démêlage des fibres et leur assemblage en ruban).

Fibres de lin dans le dollar !

Semé en mars, le lin parvient à maturité cent jours plus tard. Le tempo est serré ; la météo peut tout gâcher. Mais ça rapporte gros. « Un hectare de lin me rapporte 5 000 € contre 1 500 € pour du blé… C’est 30 % de mon revenu avec seulement 10 % des terres cultivées », explique Cyril Delacroix, également multiplicateur (producteurs de semence) pour Terre de Lin. Lire aussi :Bretagne. Valorex mise sur les qualités nutritionnelles du lin

Les rendements s’améliorent « de 35 kg de filasses (les fibres longues, NDLR) par hectare et par an », grâce à la recherche variétale (1 500 lins recensés en France). Les filatures (à 90 % chinoises) réclament du lin textile. Les exportations mondiales sont passées de 110 000 à 130 000 tonnes en deux ans. «Grâce à l’innovation de la maille de lin pour l’habillement, la consommation nouvelle de vêtements de lin en Inde, le linge de maison aux États-Unis»,rappelle Thierry Goujon, directeur de Terre de Lin, numéro un européen du lin textile. « L’innovation vient des industriels européens. On tient à leur livrer 30 % de notre production. »

Les Normands travaillent aussi sur l’incorporation des fibres de lin dans les matériaux composites. C’est le cas dans 15000 paires de ski Salomon. Le lin apporte de la stabilité au matériel. La fibre se retrouve « même dans les billets de banque comme le dollar », avoue-t-on au Gnis. L’histoire ne dit pas si elle vient de Normandie…

Publié le 17/11/2015

www.ouest-france.fr/economie/agroalimentaire/textile-la-cooperative-normande-numero-1-europeen-du-lin-4472998

Quand chemise devient coussin

Découvrez comment j’ai transformé cette chemise en coussin étoile tout mimi !

Matériel nécessaire :

  • Une vieille chemise ou une chemise abîmée, usagée, déchirée
  • Un patron d’étoile ou demi-étoile
  • Une paire de ciseaux
  • Un crayon
  • Une machine à coudre + le nécessaire qui va avec

Étapes de réalisation :

  1. Retournez votre chemise (intérieur à l’extérieur) et placez votre patron d’étoile au niveau des boutons afin que ces derniers soient placés au milieu de l’étoile.
  2. Tracez le contour de l’étoile.
  3. Placez des épingles tout le long du tracé en faisant attention de bien prendre l’arrière de la chemise dans ces épingles.
  4. Découpez tout autour de l’étoile à environ 1 cm du bord. Vos 2 morceaux d’étoile, avant et arrière, sont maintenus grâce aux épingles précédemment posées.
  5. Cousez le tout en suivant le tracé et « crantez » le contour de l’étoile à l’aide de vos ciseaux.
  6. Retournez l’étoile sur l’endroit et poussez le tissu dans les coins de chaque pointe de l’étoile.
  7. Repassez votre étoile. (facultatif, mais conseillé !)
  8. Remplissez le coussin à l’aide de rembourrage classique.

Astuce : Après avoir bien rempli votre étoile de rembourrage, vous pouvez effectuer quelques points de couture entre chaque bouton de la chemise, car ces derniers peuvent laisser entrevoir le rembourrage. 

Et voilà, votre chemise est devenue coussin ! Une nouvelle vie l’attend ! Facile n’est-ce pas ?! Avant de jeter vos vêtements, pensez à ce genre d’astuce ! 😉

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Publié dans: Déco, DIY, DIY Couture, DIY Déco

Transformer une chemise en coussin

Créez un coussin vraiment original à partir d’une simple chemise !

Le matériel

– une chemise au tissu assez épais
– de la ouate
– une machine à coudre
– un fer à repasser
– des ciseaux
– des épingles de couture
– votre patron ( patron en un morceau)

Valeurs de couture : 1 cm.

Budget : environ 5 €
Durée : 2 heures

Tuto : transformer une chemise en coussin 1

Les étapes

1. Pour commencer, posez la chemise boutonnée sur un plan de travail et posez le patron de manière à intégrer la ou les poches de la chemise. Le milieu du coussin se trouve au niveau des boutons de la chemise. Coupez les carrés. Notre astuce : ouvrez les côtés de la chemise pour pouvoir la découper plus facilement.

2. Piquez le long de la patte de boutonnage.

3. Placez les carrés endroit contre endroit (les poches se retrouvent donc à l’intérieur) et piquez sur trois côtés à 1 cm en laissant le bas ouvert. Dégarnissez à 0,5 cm, puis coupez les angles au ras de la couture afin de faciliter le retournement.

5. Remplissez le coussin de ouate sans trop le bomber. Rempliez les bords du côté ouvert à 1 cm, épinglez et piquez.

Au final

Et voilà, vous venez de transformer une chemise en un joli coussin ! Votre chéri doit bien l’avouer, il a bien fait de vous confier sa belle chemise devenue trop petite ! Ce coussin va tellement bien sur votre canapé en cuir vintage… ça lui donnerait presque un petit style hipster !

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Proposé par Deco.fr , le 11/05/2015

“La chaîne de sous-traitance est encore massivement le lieu de violation des droits humains”

Nayla Ajaltouni, coordinatrice du collectif Éthique sur l’étiquette, analyse l’évolution des droits humains au travail dans le secteur du textile.

Depuis 20 ans, le collectif Éthique sur l’étiquette milite pour faire respecter les droits humains au travail dans le secteur textile. Un secteur particulièrement touché par les abus en la matière et qui a connu de nombreux scandales, comme celui des Sweatshops dans les années 90 ou celui du Rana Plaza en 2013, sans que les entreprises ne remettent réellement en cause leur modèle de production. Nayla Ajaltouni, la coordinatrice du collectif, revient sur les conséquences dramatiques de ce modèle et ses évolutions.

  • Le secteur textile est-il symptomatique des abus en matière de respect des droits de l’Homme dans la chaîne d’approvisionnement?

Nayla Ajaltouni. Oui. C’est un secteur qui est encore massivement le lieu de violations des droits humains au travail. Il est symbolique d’un certain modèle de production, fondé sur la sous-traitance, caractéristique de secteurs à forte intensité de main d’œuvre.

C’est un modèle dont Nike a été pionnier. L’équipementier a été le premier, dans les années 90, à se délester de ses usines pour confier sa production à des pays du Sud-Est asiatique. D’autres secteurs ont la même structuration, comme l’électronique ou le jouet. La chaîne de valeur est éclatée, avec d’une part la partie à forte valeur ajoutée (création, design, marketing, etc.) concentrée dans les sièges des donneurs d’ordres basés dans les pays occidentaux et, d’autre part la partie à faible valeur ajoutée, c’est-à-dire la confection, délocalisée et sous-traitée dans de nombreuses unités de production réparties dans plusieurs pays où la main d’œuvre est abondante et peu chère, pour certains sur-spécialisés dans le secteur.

C’est là, dans les pays où les États échouent à protéger les droits fondamentaux, que vont se concentrer les problèmes car les droits sociaux y sont régulièrement bafoués. C’est notamment le cas du Bangladesh, deuxième pays de production de confection textile au monde. Les États occidentaux et les marques internationales y ont vu dans les années 2000 une terre d’opportunités économiques. Ils ont incité le pays –doté de la main d’œuvre la moins chère au monde – à se spécialiser dans cette industrie exclusivement tournée vers l’exportation, sans se soucier de la protection des droits fondamentaux de la main d’œuvre, notamment en termes de sécurité des lieux de production.

Cette main d’œuvre bradée est le seul “avantage comparatif” de ce pays, qui n’offrait ni stabilité politique, ni infrastructures, ni ouvriers qualifiés… Que les grandes marques occidentales aient investi en masse dans un tel pays sans contrepartie doit donc poser question sur leur responsabilité dans la perpétuation d’un tel modèle de production – et de développement – et surtout ses conséquences sur les droits des travailleurs.

  • N’y a-t-il pas eu quand même des progrès depuis deux décennies ?

Nous avons noté une petite évolution depuis une quinzaine d’années, notamment sous la pression de la mobilisation citoyenne internationale anti-sweatshops qui s’est développée dans les années 90. Elle a porté dans un premier temps sur les questions de sécurité et de santé au travail. D’autres mesures ponctuelles sont prises, mais toujours segmentées et toujours sous la pression de la société civile, telle que notre collectif.

Surtout, cela reste largement insuffisant. L’accident du Rana Plaza en 2013 a fait voler en éclat la croyance dans l’efficacité des mesures volontaires prises par les grandes entreprises telles que les audits sociaux et autres chartes de bonne conduite. Ceux-ci n’ont pas pu empêcher les violations aux normes du travail et les différents drames qui ont causé la mort de milliers d’ouvrières et ouvriers.

Le Rana Plaza était annoncé par une série d’accidents meurtriers dans d’autres usines bangladaises et pakistanaises. Nous dénoncions cette situation depuis plusieurs années sans susciter de réactions sincères des marques et distributeurs. Le drame a été le symbole de l’organisation de l’irresponsabilité des entreprises vis-à-vis des conditions de travail via la dilution de leur chaîne de production, mais aussi de l’absence de responsabilité juridique des donneurs d’ordres vis-à-vis de leurs sous-traitants, y compris pour l’indemnisation des victimes. C’est le cœur du problème.

Le Rana Plaza, symbole de l’irresponsabilité des entreprises

  • Les entreprises ont-elles appris de ces erreurs ?

Le Rana Plaza n’a pas été sans effet sur les politiques – et la communication – des multinationales. Mais leurs actions visent aussi à protéger leur réputation et relèvent parfois du socialwashing. Ce qui est inacceptable, c’est qu’il ait fallu attendre les 1138 morts du Rana Plaza et la mobilisation internationale qui s’en est suivie, pour que de grandes entreprises, qui avaient les moyens de le faire avant, mettent en place des plans de vigilance et une meilleure visibilité de leur chaîne d’approvisionnement. Cela ressemble parfois à un acte de riposte médiatique.

Auchan par exemple, dont on avait retrouvé des vêtements sur le site du Rana Plaza, a lancé l’an dernier un plan de lutte contre la sous-traitance. Il n’est pas inintéressant, mais il arrive 10 ans trop tard. Il nous a fallu 15 mois de pression publique et le dépôt d’une plainte avec Sherpa et Peuples Solidaires pour que l’enseigne consente à contribuer à l’indemnisation des victimes, tout en réfutant toute responsabilité dans le drame…

Par ailleurs, aucune de ces multinationales ne nous donne accès à des documents nous permettant d’avoir des preuves tangibles de l’efficacité ou même de la mise en œuvre des mesures annoncées (par exemple le niveau exact de salaire ou le nombre d’heures effectuées). Or nous ne pouvons pas croire les entreprises sur parole.

Une pression toujours plus forte sur la main d’œuvre

Le modèle économique, basé sur une production à moindre coût, pour maximiser les profits, n’évolue pas, comme le montre notre dernier rapport sur les équipementiers de l’Euro 2016. Ce qui change, c’est la façon dont on conçoit le prix : désormais, les marques partent de la marge qu’elles souhaitent réaliser et du prix que le client est prêt à payer pour redescendre la chaîne jusqu’à la main d’œuvre et imposer aux sous-traitants leur prix. La pression sur le coût de la main d’œuvre devient encore plus forte.

Ainsi, si la Chine, dont le niveau des salaires des ouvriers du textile a augmenté pour atteindre un niveau correct, reste encore le premier pays où se fournissent ces marques, on voit un fort désengagement de ces dernières en faveur des pays bien meilleur marché comme le Vietnam, le Cambodge ou la Birmanie.

Les marques ont beau changer leur vocabulaire en parlant de “co-traitants” ou de “partenaires commerciaux” plutôt que de sous-traitants, cela ne change pas le lien de subordination économique qui existe de fait entre les deux parties, avec un contrôle très fort de la part du donneur d’ordre – et donc sa responsabilité.

  • Un salaire très bas est-il dissociable de mauvaises conditions de travail et de sécurité ?

Hélas non. S’il est possible, comme en Chine, d’avoir des salaires qui se rapprochent des niveaux de salaire vital avec, dans le même temps, des conditions de travail parfois dégradées et des entraves très fortes à la liberté syndicale et à la négociation collective, l’inverse n’est jamais le cas.

Quand on parle de salaire pour un tee-shirt, on ne parle pas du salaire individuel d’une ouvrière mais de celui de la main d’œuvre dans sa globalité ; le salaire est en outre lié aux conditions de travail (horaires à rallonge notamment, avec la multiplication des heures supplémentaires pour augmenter le salaire minimum très insuffisant dans ces pays) et de sécurité (bâtiments et protection des travailleurs).

Une pression citoyenne qui influence le comportement des entreprises

  • Le collectif Éthique sur l’étiquette, comme d’autres ONG, mène de nombreuses campagnes depuis des années pour sensibiliser les citoyens. Avec quels résultats ?

La première étape est en partie atteinte. La conscience citoyenne a très clairement beaucoup évolué sur ces questions, même si cela ne se traduit pas encore dans les actes d’achats. Il faut avouer que l’alternative accessible au plus grand nombre demeure mince. C’est notamment pour cela que la question du boycott est compliquée : la seule information disponible est le pays d’origine de fabrication. Or si le boycott est une “arme” instinctive du consommateur, boycotter un pays est contre-productif car il inflige une double peine aux travailleurs. Mais la question de boycotts ponctuels, ciblés sur une marque par exemple, mériterait d’être réévaluée par les mouvements sociaux – comme arme politique.

Nos organisations sont essentielles et ont un poids réel. La surveillance que nous exerçons sur les entreprises, alimentée par notre capacité à dénoncer des cas de violation, est ressentie par ces dernières. Elles ne peuvent plus se permettre de ne pas dialoguer avec nous. C’est cette pression citoyenne qui les a conduites à développer des politiques de “responsabilité sociale” en matière de droits humains et à communiquer dessus.

Si H&M par exemple a investi à ce point dans une politique et une communication “développement durable”, c’est qu’il y a un questionnement grandissant de ses consommateurs dû notamment à la mobilisation des mouvements sociaux. Il reste à transformer cette prise de conscience dans les comportements économiques. Au-delà, c’est l’interpellation citoyenne, l’acte politique, qui nous semble le plus efficace.

En France, les mouvements sociaux s’appuient de fait sur le changement de législation, en portant depuis plusieurs années, avec des députés socialistes et écologistes, une proposition de loi sur le devoir de vigilance. Celle-ci reste cependant encore combattue par de nombreuses entreprises…

Les détracteurs de la loi nous reprochent souvent de vouloir judiciariser la vie économique avec cette loi qui sanctionnerait (notamment par une amende pouvant aller jusqu’à 10 millions d’euros, NDLR) les grandes entreprises (au-delà de 5 000 salariés en France et 10 000 dans le monde, NDLR) qui n’auraient pas mis en place, selon le juge, un plan de vigilance suffisant. Ce n’est pas vrai.

L’esprit de cette loi est de prévenir les violations des droits fondamentaux, avec une obligation de moyens et non de résultats. Pas de sanctionner. Notre objectif, en tant que défenseurs des droits humains, est d’éviter que les atteintes aux droits fondamentaux qui découlent de l’activité des acteurs économiques se perpétuent, pas de multiplier les actions en justice !

L’étape que nous attendons désormais, c’est l’inscription de la loi au Sénat pour la deuxième lecture. On l’espère à l’automne. Nous devons maintenir une pression, appuyée par les citoyens et parlementaires mobilisés, pour qu’elle ne passe pas à la trappe avant les élections de 2017.

Selon nous, cette loi est la meilleure façon pour le gouvernement de traduire dans sa législation les principes directeurs des Nations Unies à l’attention des multinationales. C’est ainsi que doit le voir le gouvernement français. Cette loi est tout à fait raisonnable. La réelle question est celle de la volonté politique. Celle que le pouvoir politique prenne le pas sur le pouvoir économique – si tant est que le gouvernement français a encore pour ambition de se positionner comme un défenseur des droits humains sur le plan international.

Aujourd’hui, le seul acteur qui n’est pas redevable est l’acteur économique le plus puissant et dont l’activité peut être la plus dévastatrice. C’est celui qui échappe à tout contrôle citoyen et politique dans la mondialisation. Et cette impunité dont pâtissent les populations partout dans le monde est inacceptable. Et de moins en moins tolérée par les citoyens.

Béatrice Héraud
© 2016 Novethic

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Preserving water is a critical issue. This resource is necessary in large quantities to produce cotton which are made with our jeans and other clothing. It takes more water to produce 1 kg of cotton a kilogram of rice. Although cotton represents only 2-3% of cultivated land, it consumes 24% of world production of pesticides and thereby contributes to water pollution. Although there are now alternatives with organic cottons more environmentally friendly, their production can not be done, after all, without water.

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Une infinité de possibilités pour mettre en valeur vos pieds !

C'est l'accessoire estival par excellence. My Tatane, une entreprise très locale a créé les premières tongs entièrement personnalisables, 100% "Made in France".

Pour quelles chaussures opter quand le pied ne veut pas rentrer ? Les six associés de My Tatane ont trouvé la solution : des tongs en kit, très confortables et entièrement personnalisables. Ces chaussures ouvertes sont le premier projet de la plateforme "La Fabrique à innovations". Alors que "My Tatane" n'est que la marque, "Aux Pieds Nus" est l'entreprise en charge de la production. Et ces fameuses "tatanes" ont été pensées à chaque étape de leur développement de manière à satisfaire tous les clients.

My tatane propose des tongs made in France, avec moins d'options (toutefois grand choix de coloris de semelles, de lanières et d’entre-doigts) mais un résultat plus chic - ou plus sobre, diront certains ! - avec la possibilité d'acheter des bijoux à accrocher dessus.
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Textile: les boutiques en voie d’extinction?

Le chiffre d’affaires des détaillants en textile a chuté de plus de 11% sur un an. Affaiblis par le tourisme d’achat et le commerce en ligne, les magasins peinent à se renouveler.

Depuis l’arrivée de Zalando en 2011, les codes du commerce de textile ont été bouleversés. Alors que les boutiques sont à la peine, les acteurs en ligne gagnent régulièrement des parts de marché en Suisse: +7,2% en 2014, +5% en 2015, soit 7 milliards de francs dont 1,3 pour les seuls vêtements. Tous les détaillants ont donc développé une offre web (H&M, Vögele, Manor, Bongénie…).

La fin des boutiques? Pour Nicolas Inglard, responsable de l’agence de marketing Imadeo, ces dernières ont encore un avenir. A une condition: les propriétaires ne doivent pas se comporter en «gestionnaire d’un flux acquis» mais davantage en «commerçant d’un marché local». En effet, si une part des achats se réalise en ligne, les points de vente ne sont pas pour autant délaissés. «D’après une étude, une femme se rend 52 fois par an dans son enseigne préférée en textile… Une chance inespérée pour les détaillants», souligne-t-il.

Dynamiser les points de vente

La relation au point de vente est le premier aspect sur lequel travaillent les enseignes. Bongénie mise sur «des magasins uniques, originaux et personnels. Nous travaillons notamment les architectures, lumières, playlists…», explique Claudia Torrequadra, porte-parole du groupe. D’autres offres sont intégrées sur les points de vente: des restaurants, des bars à ongles, un fumoir à Genève, un coiffeur à Zurich. De son côté, Manor parie sur l’événementiel pour dynamiser ses points de vente.

Cependant, au-delà de l’amélioration de l’expérience shopping, l’enjeu aujourd’hui est essentiellement de faciliter le lien entre monde physique et achats en ligne. «Le vrai changement, c’est le «sans coupure». Les clients ne souhaitent plus de rupture entre leur consultation sur le web, sur leur smartphone et leur venue dans un point de vente. Il faut transformer une visite sur le web en une visite de magasin, car le taux de transformation moyen est dix fois supérieur, et digitaliser le magasin», estime Laurent Le Diagon, consultant en marketing et transformation digitale.

Des bases de données précieuses 

A charge pour les boutiques d’identifier qui passe le seuil de leur porte au moyen d’une base de données à disposition des vendeurs. «C’est ce que pratique déjà Nespresso, permettant un accueil personnalisé, une connaissance de ses goûts, ses achats précédents et donc une meilleure orientation.» Un savoir-faire toujours présent dans les boutiques indépendantes, comme le défend Camille Barki, responsable de l’enseigne Camille à Lausanne. «J’appelle mes clients les plus fidèles pour leur proposer certaines pièces dont je me doute qu’elles leur plairont.»

Enfin, d’autres passerelles entre achat en ligne et boutiques sont à développer. «Aujourd’hui, le click  &  collect – commander en ligne et récupérer en boutique – est indispensable», dixit Laurent Le Diagon. Charles Vögele s’y est notamment attelé avec succès; Bongénie permet de retourner en magasin des achats en ligne.

Collecte de données, instruments de mesure et de suivi: autant de services qui offrent une grande flexibilité aux clients, mais supposent une logistique importante et sont plus faciles à proposer de la part d’entreprises aux reins solides.

Enfin, comme le remarque Marc Berger, cofondateur de l’agence de stratégie digitale HEY! Solutions, peu de commerces physiques font le pas vers de nouveaux services digitaux car «ils se retrouvent face à une grande offre et il n’est pas toujours évident de prioriser les investissements par rapport à leurs objectifs».

Par CAMILLE ANDRES 

Le 1 Septembre 2016

http://www.bilan.ch/entreprises-plus-de-redaction/textile-boutiques-dextinction

Custumize your Fan Fan’s flip flops

TONGANDCO est une cordonnerie familiale basée à Montpellier. 
Pour la petite histoire: le cordonnier vient du mot cordouinier en référence au cuir de Cordoue, ville Espagnole où le cuir était réputé.
Cette entreprise locale conçoit des tongs, des ceintures en cuir au tannage végétal et des poignets en cuir pour les sacs en toiles de jute, le tout PERSONNALISÉ.