« La chaîne de sous-traitance est encore massivement le lieu de violation des droits humains »

Nayla Ajaltouni, coordinatrice du collectif Éthique sur l’étiquette, analyse l’évolution des droits humains au travail dans le secteur du textile.

Depuis 20 ans, le collectif Éthique sur l’étiquette milite pour faire respecter les droits humains au travail dans le secteur textile. Un secteur particulièrement touché par les abus en la matière et qui a connu de nombreux scandales, comme celui des Sweatshops dans les années 90 ou celui du Rana Plaza en 2013, sans que les entreprises ne remettent réellement en cause leur modèle de production. Nayla Ajaltouni, la coordinatrice du collectif, revient sur les conséquences dramatiques de ce modèle et ses évolutions.

  • Le secteur textile est-il symptomatique des abus en matière de respect des droits de l’Homme dans la chaîne d’approvisionnement?

Nayla Ajaltouni. Oui. C’est un secteur qui est encore massivement le lieu de violations des droits humains au travail. Il est symbolique d’un certain modèle de production, fondé sur la sous-traitance, caractéristique de secteurs à forte intensité de main d’œuvre.

C’est un modèle dont Nike a été pionnier. L’équipementier a été le premier, dans les années 90, à se délester de ses usines pour confier sa production à des pays du Sud-Est asiatique. D’autres secteurs ont la même structuration, comme l’électronique ou le jouet. La chaîne de valeur est éclatée, avec d’une part la partie à forte valeur ajoutée (création, design, marketing, etc.) concentrée dans les sièges des donneurs d’ordres basés dans les pays occidentaux et, d’autre part la partie à faible valeur ajoutée, c’est-à-dire la confection, délocalisée et sous-traitée dans de nombreuses unités de production réparties dans plusieurs pays où la main d’œuvre est abondante et peu chère, pour certains sur-spécialisés dans le secteur.

C’est là, dans les pays où les États échouent à protéger les droits fondamentaux, que vont se concentrer les problèmes car les droits sociaux y sont régulièrement bafoués. C’est notamment le cas du Bangladesh, deuxième pays de production de confection textile au monde. Les États occidentaux et les marques internationales y ont vu dans les années 2000 une terre d’opportunités économiques. Ils ont incité le pays –doté de la main d’œuvre la moins chère au monde – à se spécialiser dans cette industrie exclusivement tournée vers l’exportation, sans se soucier de la protection des droits fondamentaux de la main d’œuvre, notamment en termes de sécurité des lieux de production.

Cette main d’œuvre bradée est le seul « avantage comparatif » de ce pays, qui n’offrait ni stabilité politique, ni infrastructures, ni ouvriers qualifiés… Que les grandes marques occidentales aient investi en masse dans un tel pays sans contrepartie doit donc poser question sur leur responsabilité dans la perpétuation d’un tel modèle de production – et de développement – et surtout ses conséquences sur les droits des travailleurs.

  • N’y a-t-il pas eu quand même des progrès depuis deux décennies ?

Nous avons noté une petite évolution depuis une quinzaine d’années, notamment sous la pression de la mobilisation citoyenne internationale anti-sweatshops qui s’est développée dans les années 90. Elle a porté dans un premier temps sur les questions de sécurité et de santé au travail. D’autres mesures ponctuelles sont prises, mais toujours segmentées et toujours sous la pression de la société civile, telle que notre collectif.

Surtout, cela reste largement insuffisant. L’accident du Rana Plaza en 2013 a fait voler en éclat la croyance dans l’efficacité des mesures volontaires prises par les grandes entreprises telles que les audits sociaux et autres chartes de bonne conduite. Ceux-ci n’ont pas pu empêcher les violations aux normes du travail et les différents drames qui ont causé la mort de milliers d’ouvrières et ouvriers.

Le Rana Plaza était annoncé par une série d’accidents meurtriers dans d’autres usines bangladaises et pakistanaises. Nous dénoncions cette situation depuis plusieurs années sans susciter de réactions sincères des marques et distributeurs. Le drame a été le symbole de l’organisation de l’irresponsabilité des entreprises vis-à-vis des conditions de travail via la dilution de leur chaîne de production, mais aussi de l’absence de responsabilité juridique des donneurs d’ordres vis-à-vis de leurs sous-traitants, y compris pour l’indemnisation des victimes. C’est le cœur du problème.

Le Rana Plaza, symbole de l’irresponsabilité des entreprises

  • Les entreprises ont-elles appris de ces erreurs ?

Le Rana Plaza n’a pas été sans effet sur les politiques – et la communication – des multinationales. Mais leurs actions visent aussi à protéger leur réputation et relèvent parfois du socialwashing. Ce qui est inacceptable, c’est qu’il ait fallu attendre les 1138 morts du Rana Plaza et la mobilisation internationale qui s’en est suivie, pour que de grandes entreprises, qui avaient les moyens de le faire avant, mettent en place des plans de vigilance et une meilleure visibilité de leur chaîne d’approvisionnement. Cela ressemble parfois à un acte de riposte médiatique.

Auchan par exemple, dont on avait retrouvé des vêtements sur le site du Rana Plaza, a lancé l’an dernier un plan de lutte contre la sous-traitance. Il n’est pas inintéressant, mais il arrive 10 ans trop tard. Il nous a fallu 15 mois de pression publique et le dépôt d’une plainte avec Sherpa et Peuples Solidaires pour que l’enseigne consente à contribuer à l’indemnisation des victimes, tout en réfutant toute responsabilité dans le drame…

Par ailleurs, aucune de ces multinationales ne nous donne accès à des documents nous permettant d’avoir des preuves tangibles de l’efficacité ou même de la mise en œuvre des mesures annoncées (par exemple le niveau exact de salaire ou le nombre d’heures effectuées). Or nous ne pouvons pas croire les entreprises sur parole.

Une pression toujours plus forte sur la main d’œuvre

Le modèle économique, basé sur une production à moindre coût, pour maximiser les profits, n’évolue pas, comme le montre notre dernier rapport sur les équipementiers de l’Euro 2016. Ce qui change, c’est la façon dont on conçoit le prix : désormais, les marques partent de la marge qu’elles souhaitent réaliser et du prix que le client est prêt à payer pour redescendre la chaîne jusqu’à la main d’œuvre et imposer aux sous-traitants leur prix. La pression sur le coût de la main d’œuvre devient encore plus forte.

Ainsi, si la Chine, dont le niveau des salaires des ouvriers du textile a augmenté pour atteindre un niveau correct, reste encore le premier pays où se fournissent ces marques, on voit un fort désengagement de ces dernières en faveur des pays bien meilleur marché comme le Vietnam, le Cambodge ou la Birmanie.

Les marques ont beau changer leur vocabulaire en parlant de « co-traitants » ou de « partenaires commerciaux » plutôt que de sous-traitants, cela ne change pas le lien de subordination économique qui existe de fait entre les deux parties, avec un contrôle très fort de la part du donneur d’ordre – et donc sa responsabilité.

  • Un salaire très bas est-il dissociable de mauvaises conditions de travail et de sécurité ?

Hélas non. S’il est possible, comme en Chine, d’avoir des salaires qui se rapprochent des niveaux de salaire vital avec, dans le même temps, des conditions de travail parfois dégradées et des entraves très fortes à la liberté syndicale et à la négociation collective, l’inverse n’est jamais le cas.

Quand on parle de salaire pour un tee-shirt, on ne parle pas du salaire individuel d’une ouvrière mais de celui de la main d’œuvre dans sa globalité ; le salaire est en outre lié aux conditions de travail (horaires à rallonge notamment, avec la multiplication des heures supplémentaires pour augmenter le salaire minimum très insuffisant dans ces pays) et de sécurité (bâtiments et protection des travailleurs).

Une pression citoyenne qui influence le comportement des entreprises

  • Le collectif Éthique sur l’étiquette, comme d’autres ONG, mène de nombreuses campagnes depuis des années pour sensibiliser les citoyens. Avec quels résultats ?

La première étape est en partie atteinte. La conscience citoyenne a très clairement beaucoup évolué sur ces questions, même si cela ne se traduit pas encore dans les actes d’achats. Il faut avouer que l’alternative accessible au plus grand nombre demeure mince. C’est notamment pour cela que la question du boycott est compliquée : la seule information disponible est le pays d’origine de fabrication. Or si le boycott est une « arme » instinctive du consommateur, boycotter un pays est contre-productif car il inflige une double peine aux travailleurs. Mais la question de boycotts ponctuels, ciblés sur une marque par exemple, mériterait d’être réévaluée par les mouvements sociaux – comme arme politique.

Nos organisations sont essentielles et ont un poids réel. La surveillance que nous exerçons sur les entreprises, alimentée par notre capacité à dénoncer des cas de violation, est ressentie par ces dernières. Elles ne peuvent plus se permettre de ne pas dialoguer avec nous. C’est cette pression citoyenne qui les a conduites à développer des politiques de « responsabilité sociale » en matière de droits humains et à communiquer dessus.

Si H&M par exemple a investi à ce point dans une politique et une communication « développement durable », c’est qu’il y a un questionnement grandissant de ses consommateurs dû notamment à la mobilisation des mouvements sociaux. Il reste à transformer cette prise de conscience dans les comportements économiques. Au-delà, c’est l’interpellation citoyenne, l’acte politique, qui nous semble le plus efficace.

En France, les mouvements sociaux s’appuient de fait sur le changement de législation, en portant depuis plusieurs années, avec des députés socialistes et écologistes, une proposition de loi sur le devoir de vigilance. Celle-ci reste cependant encore combattue par de nombreuses entreprises…

Les détracteurs de la loi nous reprochent souvent de vouloir judiciariser la vie économique avec cette loi qui sanctionnerait (notamment par une amende pouvant aller jusqu’à 10 millions d’euros, NDLR) les grandes entreprises (au-delà de 5 000 salariés en France et 10 000 dans le monde, NDLR) qui n’auraient pas mis en place, selon le juge, un plan de vigilance suffisant. Ce n’est pas vrai.

L’esprit de cette loi est de prévenir les violations des droits fondamentaux, avec une obligation de moyens et non de résultats. Pas de sanctionner. Notre objectif, en tant que défenseurs des droits humains, est d’éviter que les atteintes aux droits fondamentaux qui découlent de l’activité des acteurs économiques se perpétuent, pas de multiplier les actions en justice !

L’étape que nous attendons désormais, c’est l’inscription de la loi au Sénat pour la deuxième lecture. On l’espère à l’automne. Nous devons maintenir une pression, appuyée par les citoyens et parlementaires mobilisés, pour qu’elle ne passe pas à la trappe avant les élections de 2017.

Selon nous, cette loi est la meilleure façon pour le gouvernement de traduire dans sa législation les principes directeurs des Nations Unies à l’attention des multinationales. C’est ainsi que doit le voir le gouvernement français. Cette loi est tout à fait raisonnable. La réelle question est celle de la volonté politique. Celle que le pouvoir politique prenne le pas sur le pouvoir économique – si tant est que le gouvernement français a encore pour ambition de se positionner comme un défenseur des droits humains sur le plan international.

Aujourd’hui, le seul acteur qui n’est pas redevable est l’acteur économique le plus puissant et dont l’activité peut être la plus dévastatrice. C’est celui qui échappe à tout contrôle citoyen et politique dans la mondialisation. Et cette impunité dont pâtissent les populations partout dans le monde est inacceptable. Et de moins en moins tolérée par les citoyens.

Béatrice Héraud
© 2016 Novethic

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Textile: les boutiques en voie d’extinction?

Le chiffre d’affaires des détaillants en textile a chuté de plus de 11% sur un an. Affaiblis par le tourisme d’achat et le commerce en ligne, les magasins peinent à se renouveler.

Depuis l’arrivée de Zalando en 2011, les codes du commerce de textile ont été bouleversés. Alors que les boutiques sont à la peine, les acteurs en ligne gagnent régulièrement des parts de marché en Suisse: +7,2% en 2014, +5% en 2015, soit 7 milliards de francs dont 1,3 pour les seuls vêtements. Tous les détaillants ont donc développé une offre web (H&M, Vögele, Manor, Bongénie…).

La fin des boutiques? Pour Nicolas Inglard, responsable de l’agence de marketing Imadeo, ces dernières ont encore un avenir. A une condition: les propriétaires ne doivent pas se comporter en «gestionnaire d’un flux acquis» mais davantage en «commerçant d’un marché local». En effet, si une part des achats se réalise en ligne, les points de vente ne sont pas pour autant délaissés. «D’après une étude, une femme se rend 52 fois par an dans son enseigne préférée en textile… Une chance inespérée pour les détaillants», souligne-t-il.

Dynamiser les points de vente

La relation au point de vente est le premier aspect sur lequel travaillent les enseignes. Bongénie mise sur «des magasins uniques, originaux et personnels. Nous travaillons notamment les architectures, lumières, playlists…», explique Claudia Torrequadra, porte-parole du groupe. D’autres offres sont intégrées sur les points de vente: des restaurants, des bars à ongles, un fumoir à Genève, un coiffeur à Zurich. De son côté, Manor parie sur l’événementiel pour dynamiser ses points de vente.

Cependant, au-delà de l’amélioration de l’expérience shopping, l’enjeu aujourd’hui est essentiellement de faciliter le lien entre monde physique et achats en ligne. «Le vrai changement, c’est le «sans coupure». Les clients ne souhaitent plus de rupture entre leur consultation sur le web, sur leur smartphone et leur venue dans un point de vente. Il faut transformer une visite sur le web en une visite de magasin, car le taux de transformation moyen est dix fois supérieur, et digitaliser le magasin», estime Laurent Le Diagon, consultant en marketing et transformation digitale.

Des bases de données précieuses 

A charge pour les boutiques d’identifier qui passe le seuil de leur porte au moyen d’une base de données à disposition des vendeurs. «C’est ce que pratique déjà Nespresso, permettant un accueil personnalisé, une connaissance de ses goûts, ses achats précédents et donc une meilleure orientation.» Un savoir-faire toujours présent dans les boutiques indépendantes, comme le défend Camille Barki, responsable de l’enseigne Camille à Lausanne. «J’appelle mes clients les plus fidèles pour leur proposer certaines pièces dont je me doute qu’elles leur plairont.»

Enfin, d’autres passerelles entre achat en ligne et boutiques sont à développer. «Aujourd’hui, le click  &  collect – commander en ligne et récupérer en boutique – est indispensable», dixit Laurent Le Diagon. Charles Vögele s’y est notamment attelé avec succès; Bongénie permet de retourner en magasin des achats en ligne.

Collecte de données, instruments de mesure et de suivi: autant de services qui offrent une grande flexibilité aux clients, mais supposent une logistique importante et sont plus faciles à proposer de la part d’entreprises aux reins solides.

Enfin, comme le remarque Marc Berger, cofondateur de l’agence de stratégie digitale HEY! Solutions, peu de commerces physiques font le pas vers de nouveaux services digitaux car «ils se retrouvent face à une grande offre et il n’est pas toujours évident de prioriser les investissements par rapport à leurs objectifs».

Par CAMILLE ANDRES 

Le 1 Septembre 2016

http://www.bilan.ch/entreprises-plus-de-redaction/textile-boutiques-dextinction

Un nouveau textile permet de rester au frais

Des chercheurs américains ont créé un textile bon marché à base de matière plastique qui permet de mieux résister à la chaleur.
Selon les inventeurs, cette avancée, publiée jeudi dans la revue américaine Science, devrait permettre aux personnes vivant dans les pays chauds de rester plus au frais sans air climatisé.

« Si nous parvenons à rafraîchir les personnes plutôt que les bâtiments où elles vivent et travaillent, nous pourrions faire des économies d’énergie », explique Yi Cui, professeur adjoint de science des matériaux et ingénierie à l’Université Stanford en Californie.

Ce nouveau matériau, résultat du mariage de la nanotechnologie, de l’optique et de la chimie, permet à l’organisme de décharger la chaleur.

Selon les scientifiques, le corps peut ainsi se rafraîchir de deux degrés Celsius de plus que s’il portait un vêtement de coton.

Comme le coton ou le lin, ce nouveau matériau permet l’évaporation de la sueur. Mais il est en plus doté d’un mécanisme inédit qui laisse passer les radiations infrarouges émises par le corps.

Tous les objets, y compris notre organisme, rejettent de la chaleur sous cette forme d’ondes lumineuses invisibles.

Les couvertures nous permettent de rester au chaud en piégeant ces émissions de chaleur. Ce sont ces radiations thermiques qui nous rendent visibles dans l’obscurité avec des lunettes de vision nocturne.

« Entre 40 et 60% de la chaleur corporelle se dissipe sous forme de radiations infrarouges quand nous sommes assis au bureau », explique Shanhui Fan, professeur d?ingénierie électrique et l’un des co-auteurs.

Selon lui, « très peu d’études, voire aucune, n’avaient été menées jusqu’alors pour concevoir un textile favorisant la dissipation des radiations infrarouges ».

Pour tester la capacité à rafraîchir de ce tissu expérimental comparativement à un linge de coton de la même épaisseur, les chercheurs ont placé un petit morceau de ces étoffes sur une superficie ayant la même température que la peau et mesuré la quantité de chaleur retenue par chacun des échantillons.

Selon Shanhui Fan, cette étude ouvre la voie à de nouvelles façons de refroidir ou de chauffer des objets sans recourir à des sources d’énergie extérieures.

Par AFP

le 02 septembre 2016

http://www.leparisien.fr/sciences/un-nouveau-textile-permet-de-rester-au-frais-02-09-2016-6088757.php

Igloo : essayez les vêtements des boutiques chez vous

Vous êtes fan de mode mais vous n’avez pas assez de temps pour faire les magasins ? Grâce à l’application Igloo, les vêtements que vous sélectionnez sont livrés directement chez vous.

Suivant le même principe que la livraison de repas à domicile, Igloo vous permet la livraison de vêtementssélectionnés depuis l’application mobile (disponible AppStore et GooglePlay).


Une fois les vêtements, chaussures ou sacs choisis ainsi que les tailles, vous renseignez une heure et une adresse précise, du lundi au dimanche inclus jusque 23h. Un livreur vous remet les articles à l’heure indiquée, vous essayez et il revient une fois l’essayage terminé. Vous êtes ensuite débitée automatiquement en fonction des pièces gardées, avec 1€ de frais de livraison. 70 marques sont actuellement partenaires dont Tara Jarmon, Carven, Manoush et Antik Batik.

  • jeudi 07 juillet 2016 |
  • par Maëlle Gramond
  • http://www.maxi-mag.fr/mode/bon-plan/igloo-essayez-les-vetements-des-boutiques-chez-vous.html

Tee-shirts connectés pour mesurer la respiration et la fréquence cardiaque

OMSignal, société Montréalaise, fabrique des tee-shirts connectés composés de textiles intelligents qui permettent de mesurer la respiration, la fréquence cardiaque et de transmettre ces informations à un smartphone via bluetooth.

OMSignal et le quantified Self

OM Signal se trouve au croisement de la mode, du prêt-à-porter, du Quantified Self et de l’innovation technologique. Cette marque transforme les vêtements en outils d’automesure et signe l’une des premières collections de textiles ou vêtements intelligents biométriques.

Les fibres textiles mis au point par OMSignal, intègrent directement des capteurs qui mesurent le pouls, la respiration, l’humidité, la température de la peau et la température extérieure, l’activité physique etc. À partir de ces données, le tissu détermine le nombre de calories brûlées par le porteur, s’il est stressé, détendu….

Fonctionnement des produits OMSignal ?

On retrouve dans un premier temps une caractéristique commune avec tous les vêtements sportifs qui collent la peau et permettent une meilleure circulation du sang ou encore le maintien des muscles lors des mouvements. Ce type de vêtements techniques représente une véritable deuxième peau pour le sportif et assure à ce dernier une évacuation de sa transpiration, de l’humidité et régule sa température corporelle.

Connecté en bluetooth 4.0, le capteur OMSignal récupère toutes les données mesurées par les fibres du textile intelligent et les transmet en temps réel et en continue sur l’application mobile OM.

Ci-dessous, le kit de départ OMSignal composé d’un tee-shirt intelligent, d’un boîtier intelligent et qui donne accès à l’application mobile OM.

OMSignal Smart Kit - application mobile OM - Boîtier OM - Tee-shirt OM

Je vous propose de voir quelques modèles proposés par cette marque, ci-dessous :

Modèle OMSignal textile intelligent connecté biométrique

– 23 février 2016
– http://www.lesport-itech.com/2016/02/23/omsignal-marque-de-vetements-textiles-intelligents-biometriques/

Un tissu «  intelligent  » pour remplacer les étiquettes

La banque d’investissement va apporter 1,85 million à une start-up de Grenoble. Son projet permet d’encapsuler des puces électroniques dans le fil des vêtements.

Aider à mettre sur pied une filière industrielle française du vêtement connecté, c’est l’une des ambitions de Bpifrance dans le cadre d’un appel à projets financé par le « Programme d’Investissements d’Avenir ». Les textiles intelligents représentent déjà en France près de 50 % du chiffre d’affaires du secteur, estimé à 12 milliards d’euros.

La banque vient d’apporter 1,85 million d’euros au projet Thésée (3,8 millions au total), qui réunit une start-up grenobloise Primo1D, l’école de mode La Fabrique et l’équipementier automobile EFI Automotive. La start-up, issue du CEA, a mis au point une technologie de micro encapsulation de puces électroniques RFID (identification par radio fréquence) dans les fils du textile. Ce système de radio fréquence est déjà utilisé par les géants de l’habillement Zara ou Decathlon, mais via des étiquettes, avec le risque qu’elles soient enlevées. «Avec notre technologie, cette puce est intégrée dès la conception du vêtement. Il va porter en lui cette fonction, de façon invisible, durable et lavable », précise Emmanuel Arène, le co fondateur et dirigeant de Primo1D.

La start-up primo1D a mis au point une technique qui permet d'encapsuler des puces électroniques dans un fil textile - DR
La start-up primo1D a mis au point une technique qui permet d’encapsuler des puces électroniques dans un fil textile – DR

Son intérêt : assurer la traçabilité d’un modèle depuis sa fabrication à la livraison en magasin. Ce qui va faciliter la gestion des stocks, surtout avec le développement des ventes multicanal (internet). Un enjeu capital dans ce secteur. Aujourd’hui, l’imprécision des inventaires, entre ce qui est réellement stocké et ce qui est répertorié informatiquement, peut atteindre jusqu’à 25 % ! « Ce qui veut dire qu’on en sait pas où est passé un quart des « fringues », et si elles ont été volées, perdues ou vendues », reprend le dirigeant. Quand on sait que 4 milliards d’étiquettes électroniques sont aujourd’hui vendues chaque année, on mesure la taille potentielle de ce nouveau marché. Ce fil du futur est aussi une solution contre les vols et permet l’authentification d’une pièce. Un plus pour les marques haut de gamme dans la lutte contre le contrefaçon.

« Garde-robe connectée »

Primo1D réfléchit aussi à de nouveaux usages cette fois pour le consommateur, avec l’idée « d’une garde robe connectée ». Il pourrait, via son smartphone, être informé sur l’entretien de son vêtement, ou être mis en contact avec le site de la marque pour les nouveautés.

Tout l’enjeu désormais est de passer à l’industrialisation. D’où le coup de pouce de la banque d’investissement. « Incorporer une puce dans un fil, Primo1D sait le faire. Il faut désormais être capable de tricoter ces fils à l’échelle industrielle, et passer les verrous », relève Catherine Borg Capra, directrice des filières industrielles de Bpifrance.

Partenaire du projet, l’équipementier EFI va aider à assembler ces composants électroniques. L’école de mode la Fabrique va, elle, mettre son réseau de confectionneurs, spécialistes de la maille ou du tricotage, au service de la start-up grenobloise. « Nous allons travailler avec ses professionnels pour nous aider à intégrer ces techniques dans le vêtement», reprend Emmanuel Arène. Parmi les entreprises intéressées, Dim serait prêt, selon la Bpi, à tester la technologie. Le coût de ces fils intelligents -plus chers qu’une étiquette électronique- pourra, avec de plus gros volumes, être compétitif demain, assurent les promoteurs du projet.Et permettre des gammes de prix accessibles sur le marché. « L’objectif est d’atteindre un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros en 2020, avec la création de 70 emplois », se réjouit Catherine Borg Capra.

 

  • Par DOMINIQUE CHAPUIS
  • Le 04/07/2016
  • www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/0211095581754-bpifrance-veut-batir-une-filiere-du-vetement-connecte-2012059.php?hr4Yk7r25joe0r2e.99

Marché de vêtements éthiques – « Porter la résistance » (A voir absolument)

Le documentaire d’Andrew Morgan s’interroge sur les conséquences écologiques, sociales et économiques de l’industrie du vêtement. Ayant comme thème central le fast fashion — soit l’accélération démesurée de la production et de la vente de vêtements par les grandes chaînes de magasins — « The True Cost » propose une réflexion globale sur les dérives de l’industrie et présente le récit percutant derrière les vêtements que l’on portent. De la conjoncture économique et sociale ayant favoriser l’expansion de ce modèle, en passant par les conditions de travail inhumaines qui en résultent, le film propose de faire autrement et inspire à de meilleur choix de consommation.

Dans une société régie par les lois du marché, nos choix de consommation revêtent un caractère éminemment politique et s’avèrent de puissants actes de résistance. En s’associant à des entreprises locales s’opposant au modèle du fast fashion, le Cinéma sous les étoiles vous propose de passer de l’écran à la réalité. Ainsi, nous vous invitons à découvrir des initiatives locales et à vous procurer des produits de qualité, équitables, doux pour l’environnement ou encore vintage.

Seront présents au marché : la friperie Mlle Frivole— la marque de vêtement urbain socialement responsable Once Again – la boutique Ethik Bgc rassemblant plusieurs designers éthiques — la marque confectionnée à partir de textiles doux pour l’environnement Meemoza—la boutique mode écologique La Gaillarde, — le vide-dressing chic Raymond IV — la boutique en ligne Rocco Mosquito ainsi que la friperie KILOfripe.

Sonia Paradis, fondatrice de La Fabrique éthique et l’auteur du livre « Porter le changement », un livre examinant les solutions employées par les écodesigners du Québec pour adresser les enjeux environnementaux et sociaux reliés à la surconsommation de produits mode, sera notre invitée lors de la discussion suivant la projection.

Dans le cadre de Porter le changement, La Fabrique éthique, qui encourage la réutilisation de produits textiles, invite le public à donner une seconde vie à ses vêtements dans un atelier créatif de broderie et de perlage. Le public est invité à apporter un vêtement ayant besoin d’un peu d’amour afin d’en faire une œuvre à porter personnalisée.

Le Cinéma sous les étoiles convie le public à son événement Porter la résistance – Marché de vêtements éthiques – le 5 juillet à compter de 18 h au Parc Saint-Gabriel dans Pointe-Saint-Charles (métro Charlevoix) pour encourager nos initiatives locales.

  • Article rédigé par Le Lien MULTIMÉDIA
  • 4 juillet 2016

Bande annonce (VO)

 

 

Voir le documentaire Complet sur Youwatch (VOSTFR)
youwatch

BioSerenity, une start-up de vêtements connectés dans l’Aube

Le marché des vêtements connectés est prometteur. Depuis l’automne dernier, les compétences textiles sont mises à profit dans l’aventure de la start-up BioSerenity, détectée et présentée par le Conseil Départemental de l‘Aube.

Cette start-up est a installé une partie de ses activités à Troyes. D’ici la fin de l’année, trente personnes devraient travailler sur la finalisation de vêtements appliqués au domaine médical.

© Maxime Meyer / France 3 Champagne-Ardenne

Ce mannequin porte le bonnet qui contient les mesures de l’encéphalogramme. Ainsi on obtient le Neuronaute. Avec l’aide de boitiers de transmissions à internet, cette tenue n’est plus de la science-fiction. C’est un vêtement qui sert déjà au suivi de patients épileptiques à L’hôpital Pitié-Salpêtrière.

Depuis l’automne dernier, dix personnes de la start-up BioSerenity occupent une partie des ateliers de l’Institut Français du Textile et de l’Habillement à Troyes. Sur des métiers circulaires destinés à produire un tissu sans coutures, l’ingénieur implante des fils conducteurs nouvelle génération. Les cartes électroniques (circuit imprimé) qui sont ensuite implantées sont eux fabriquées ailleurs en France. Le prototypage et ces petites séries réalisés à Troyes ont de l’avenir car le marché des vêtements médicaux connectés est porteur. Selon la société le diagnostic à domicile, il couterait dix fois moins cher qu’un équipement fixe.

Bioserenity a été détectée par le président du Conseil Départemental de l’Aube, Philippe Adnot lors d’un concours d’entreprises au sénat. La start-up a déjà plein de projets avecPetit Bateau dans l’Aube ou Innothera dans les Vosges pour une innovation qui concerne des chaussettes qui calculent le taux d’oxygénation des nourrissons ou bien encore des culottes de pyjamas qui font vibrer un portable quand la vessie d’un petit est trop remplie.

A ce jour, cette jeune entreprise ne possède qu’un concurrent israélien. Il faut donc faire vite afin de se faire connaitre et se développer.

  • LG avec Tiphaine Le Roux
  • Publié le 01 juillet 2016 à 12:12
  • http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/aube/troyes/bioserenity-une-start-de-vetements-connectes-dans-l-aube-1038663.html

Quand le sport sert de banc d’essai pour les textiles du futur.

Chaussures, vêtements, équipements de sport intègrent de plus en plus d’innovations. Ils tirent le marché des textiles techniques, qui représente déjà 40 % de la production française.

Les chaussures de randonnée ressortent des placards avant les vacances, avec cette année les vestes de pluie et autres polaires. Un rendez-vous incontournable pour les marques qui offrent des produits sans cesse plus innovants. Le sport et les loisirs sont un des grands débouchés des textiles techniques, avec les transports, le médical ou le BTP. Et un de ses moteurs. « Les sports de haute performance ou de haut niveau constituent de véritables bancs d’essai pour de nouveaux matériaux, indique Fabien Roland, professeur à l’Institut textile et chimique de Lyon dans une étude. Leur retentissement leur ouvre de nouveaux marchés dans le loisir, l’habillement et même la mode. » Respirabilité, imperméabilité, isolation thermique, élasticité, évacuation ou absorption de l’eau… Les usages sont nombreux.

En France, le chiffre d’affaires généré par les textiles techniques a passé le cap des 6,2 milliards d’euros, contre 5,5 milliards il y a cinq ans. Le marché pèse désormais 40 % de l’ensemble du textile français, selon l’Union des industries textile. Il regroupe quelque 415 entreprises, employant 28.000 salariés, permettant à la France de se positionner comme le deuxième pays d’Europe en termes de fabrication.

Les pionniers Lycra et Gore-Tex

Dans cet ensemble, le sport a vu son activité progresser de 1,7 %, selon les derniers chiffres connus. Et le nombre de pratiquants en hausse offre de nouvelles perspectives à ces fabricants. Historiquement, c’est dans le sport qu’est né le premier tissu intelligent en 1933. Il s’agissait d’une tenue d’escrime parcourue de fils électriques, qui permettait de comptabiliser les points en allumant une lampe. Il y a eu ensuite une longue période sans innovation. « Dans les années 1940, l’arrivée des fibres synthétiques et la multiplication des techniques d’ennoblissement a donné naissance à ces nouveaux textiles, d’abord utilisé dans l’agriculture et la géothermie, avant le médical », relève Florence Bost, designer et co-auteur de « Textiles, innovations et matières actives ».

Le sport en a bénéficié dans la foulée. L’élasthanne, connue sous la marque Lycra, a ainsi été mise au point par l’américain DuPont en 1959. En 1969, dix ans après sa création, Gore-Tex a attaqué le secteur du textile, avec sa membrane microporeuse, à la fois imperméable et respirante. « L’alpiniste Reinhold Messmer, qui a été le premier à gravir des sommets à 8.000 mètres, a été équipé par Gore-Tex à la fin des années 1970. Ce qui a marqué nos débuts dans la montagne », précise Cécile Nomdedeu, responsable marketing France. A cette époque, les tenues de ski Millet ou Eider avec du Gore-Tex commencent à être vendues.

Confort et performance

Depuis, d’autres sociétés se sont lancées comme Polartec et sa célèbre fibre polaire. Columbia, le géant de l’outdoor a, lui, développé ses propres technologies avec Omnitech ou Outdry, des membranes imperméables et respirantes. « Le sport a été un acteur majeur dans l’évolution de ces textiles, avec toujours l’objectif d’améliorer la performance et le confort du sportif », indique Frédéric Ducruet, le patron de Millet Mountain Group.

Aujourd’hui, les sportifs veulent de la fluidité, de la légèreté et de la respirabilité.

Aujourd’hui, avec des pratiques demandant plus de vitesse, le trail running par exemple, « les sportifs veulent de la fluidité, de la légèreté et de la respirabilité, reprend le dirigeant. Avec l’objectif de mieux évacuer la sueur.

Au-delà des vêtements et des chaussures, les équipements sont aussi concernés par ces matériaux du futur, des raquettes aux skis en passant par les cordes d’escalade, les voiles de bateaux, les parapentes… Les grands équipementiers Nike et Adidas sont aussi des leviers de ce développement. Adidas, qui travaille en partenariat avec des universités, consacre plus de 100 millions d’euros par an à la R&D « pour de nouveaux produits, matériaux et process ». « L’innovation est notre raison d’être », souligne Guillaume de Monplanet, le patron France. Prochaine étape, les textiles connectés, qui commencent à faire leur apparition.

Dominique Chapuis
Le 22/06 à 09:00

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/industrie-services/mode-luxe/0211052151628-quand-le-sport-sert-de-banc-dessai-pour-les-textiles-du-futur-2008698.php?mGBBdkFJ3cGyHEoZ.99

Des vêtements garantis 30 ans pour lutter contre la mode « éphémère »

Un sweat-shirt garanti trente ans ? Ça peut paraître complètement fou, mais c’est le pari lancé par Tom Cridland, un créateur anglais.

Tom Cridland est anglais, il a vingt-quatre ans, et depuis la création de sa marque éponyme il y a deux ans, tout roule pour lui. Si ses vêtements se vendent comme des petits pains, c’est parce que sa conception de la mode est différente : il prône la qualité plutôt que la quantité.

Son but ? Que tu achètes un de ses sweat-shirts maintenant et que tu puisses encore le porter en 2046 ! Alors, pourquoi ne pas casser sa tirelire pour un cadeau ou pour la fête des pères par exemple… Sur trente ans, c’est peut-être un bon investissement !

La qualité durable, une tendance à contre-courant

L’industrie de la mode figure parmi les plus néfastes pour l’environnement, d’où la volonté d’une production éco-responsable.

L’ère de la mode éphémère est indéniable. On vit à une époque où tout va vite, y compris dans nos placards. À peine le temps de mettre un t-shirt qu’il faut déjà en changer. Et cette « fast fashion » est le mot d’ordre de la plupart des grandes enseignes que l’on connaît. Les vêtements sont conçus pour être portés une saison, tout au plus.

Mais pour Tom Cridland et tous les adeptes de la « slow fashion », il n’y a aucun intérêt à jeter ses vêtements à chaque saison si on peut en concevoir des modèles garantis trente ans. Et trente ans, c’est quand même un tiers d’une vie, soit dit en passant…

En plus d’être un fervent défenseur de la qualité, le créateur londonien souhaite rappeler que l’industrie de la mode figure parmi les plus néfastes pour l’environnement. D’où sa volonté d’une production éco-responsable.

Tom a commencé par créer des pantalons pour hommes avant de se lancer dans sa nouvelle collection intitulée « 30-year sweatshirts ». Il a estimé logique de se lancer dans la fabrication de ce type de vêtements car, selon lui, le sweat-shirt est une pièce indémodable qui peut passer des années dans le placard avant d’être ressortie. Des t-shirts sont aussi venus s’ajouter à la collection depuis peu.

Pourquoi les vêtements Tom Cridland durent-ils aussi longtemps ?

Pour durer trente ans, ces sweat-shirts ont plutôt intérêt à être tenaces. Et comme tu t’en doutes, toute la différence se fait dans le processus de fabrication. En effet, les matières de qualité proviennent d’Italie : un coton de 360 g/m et une faible quantité de polyester, pour le confort et l’élasticité.

Pour l’instant, les collections sont uniquement pour hommes, même si un sweat-shirt peut toujours être mixte. Tom Cridland prend le temps de concevoir chaque pièce minutieusement, et l’un de ses prochains projets est de créer une ligne pour femmes.

La collection colorée « 30-year sweatshirts » est à l’image des habitudes vestimentaires de son créateur :

« J’aime porter des tenues hautes en couleurs et des teintes vives, c’est ce qui me rend heureux. »

Le sweat-shirt est disponible dans neuf couleurs, du XS au 4XL.

collection-sweats sweat-orange

En ce qui concerne le prix, la philosophie de la marque est très bien résumée sur leur e-shop :

« C’est normal de payer plus cher pour du luxe, mais il ne faut pas payer trop cher. »

Le sweat-shirt emblématique de la collection coûte 65£, soit environ 82€. La marque livre à l’international, mais il faut quand même compter 19£ (23€) pour les frais de port…

Un pari gagnant

Depuis la création de la griffe en 2014, ça cartonne pour Tom. Et c’est le moins qu’on puisse dire, puisqu’en plus d’être en passe de doubler son chiffre d’affaire de 500 000£ (627 000€) l’année prochaine, il compte déjà parmi ses plus fidèles clients Daniel Craig, Leonardo DiCaprio ou encore Rod Stewart.

Étant donné que la marque n’a que deux ans, et pour des raisons purement mathématiques, il est difficile de savoir si la promesse des trente ans sera tenue… en revanche, la garantie est bien réelle, puisqu’au moindre problème, il est possible d’envoyer son sweat-shirt à la marque qui le raccommodera au plus vite, et gratuitement.

Bref, c’est une vraie bonne idée que celle qu’a eue Tom… Elle permettra peut-être d’inverser de nouveau les tendances mode grand public, avec une qualité qui primerait par rapport à la quantité ?