L’entreprise textile Clarenson reprise en Scop par ses salariés

L’équipe de l’entreprise./ Photo DR

C’est sous la forme d’une coopérative Scop que des salariés du tissage Clarenson à Castres viennent de reprendre leur usine. Une équipe soudée et dynamique entend bien pérenniser le tissu haut de gamme «Made in France».

Neuf des treize employés se sont lancés dans l’aventure et ont su convaincre le tribunal de leur laisser les clefs de la boutique. Les tissus sont élaborés dans l’usine castraise pour de belles marques situées à l’étranger pour l’essentiel dont certaines sont reconnues mondialement : Balmain (France), Armani (Italie), Alexander Wang (New York). 80% du chiffre d’affaires de la société Clarenson en effet est dédié à l’export.

Publié le 06/10/2016

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Le retour du chiffon textile, plus absorbant et moins cher

Depuis la reprise en 2016 de la société Delaunay Essuyage (Montreuil- sous-Bois), reconnue en Île-de- France pour son savoir-faire en matière de collecte et de transformation du linge de blanchisserie réformé, l’entreprise rémoise ETS Compas conforte sa position de leader sur le marché français de l’essuyage. ”Nous produisons jusqu’à 4 500 tonnes de chiffons par an”, se félicite Olivier Compas, P-DG.

LE CHIFFON, BON POUR L’ENVIRONNEMENT

ETS Compas est un chiffonnier nouvelle génération qui s’inscrit dans la filière recyclage. L’entreprise donne une seconde vie aux mises au rebut de TLC (textile-linge-chaussures), c’est-à-dire les 30 % déclassés, en les achetant à des collecteurs-trieurs, qu’il s’agisse d’associations ou de gestionnaires de bornes de collecte pour les particuliers.
Dans les ateliers, les dos de tee-shirt, les jambes de pantalons, les manches de chemises, les blouses ou encore les draps sont triés par couleur et type de textile, débarrassés des coutures et des cols, taillés en morceaux de tailles égales, puis emballés. La gamme est large : chiffons blancs et couleurs de friperie ou de blanchisserie, chiffons calibrés en format conditionnés en valisettes, etc. À chaque usage, sa qualité ! ”Notre valeur ajoutée repose sur la qualité du sourcing, la formation des salariés (au tri, à la coupe…) et la diversité de l’offre”, explique Olivier Compas.
Mais aussi sur l’image du chiffon textile recyclé, ”bon pour la planète”, que l’entreprise familiale diffuse via ses 400 revendeurs et directement auprès des industriels.

PUBLIÉ LE 30/09/2016

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TopTex Cube vers l’usine textile de demain

Gabrielle Corsat – Atelier de fabrication de TopTex Cube

TopTex Cube, qui compte son siège social à Chanas, lève des fonds auprès de Casra (Credit agricole sud Rhône-Alpes capital), qui assure les prochaines étapes de développement de la société de textile. Avec une nouvelle ligne de vêtements sous sa marque propre : Aouro.

400 00 €, c’est le montant de la levée de fonds que la société TopTex Cube a obtenu. Une société fondée en 2014 par Philippe Joffard, ancien président de Lafuma, aux côtés de Laurent Noca et Hugo Viallon.

L’entreprise qui a réalisé un chiffre d’affaires de 220 000 € en 2015 est spécialisée dans la conception et le développement de produits textiles techniques et intelligents. « Cette opération intervient à un moment majeur de la croissance de l’entreprise. Nous allons ainsi passer de l’expérimentation à la production en série pour deux de nos innovations. Ce soutien financier s’avère donc fondamental pour poursuivre le rythme de croissance et investir dans de nouvelles machines, dont certaines exclusives », explique Philippe Joffard, président de TopTex Cube.

Produits textiles instrumentés et connectés (Tee-shirts, ponchos de pluie …), nouvelles techniques de confection et d’assemblage, formage nouvelle génération à l’image de la baignoire compacte BEABA, « le procédé Texcube est le résultat de plus de 5 ans de recherche sur plusieurs briques technologiques, de la composition des matériaux jusqu’aux produits en passant par la conceptualisation et la mise en œuvre de machine industrielle », explique Hugo Viallon, responsable R&D. La technologie est protégée par deux brevets d’invention, portant sur le process et les matériaux développés spécifiquement pour la mise en œuvre de cette technologie et la réalisation de sous-ensemble textile formés sans couture. Le tout fabriqué à Saint-Barthélémy-de-Vals dans la Drôme. En ce qui concerne la fibre polyester, celle-ci est tissée à Ardoix en Ardèche chez Chamatex qui a inauguré en juin dernier son nouvel atelier dédié à la technologie Matryx. Cette solution technique brevetée de tissage sélectif permet l’alliance de la performance et de nouveaux styles produit pour de nombreuses applications.

100 % made in France

TopTex Cube va accélérer la production de produits pour ses clients et commercialiser ses vêtements innovants et design sous sa marque Aouro

Avec ces nouveaux actionnaires, TopTex Cube entend développer l’activité en poursuivant sa croissance en France et en Europe. Mais également renforcer ses équipes, accélérer la production de produits pour ses clients et commercialiser ses vêtements innovants et design sous sa marque Aouro, fabriqués en France. « L’utilisation de procédés technologiques alternatifs à la confection traditionnelle se met au service de l’innovation et de l’efficacité industrielle. La découpe laser, la soudure ultrason et le thermocollage permettent ainsi de maximiser les performances, d’augmenter le confort et surtout de se différencier par le style. Le lancement de la marque en édition numérotée se fera pour l’heure sur Kickstarter, une plateforme participative à partir de fin septembre sur aouro.co », conclut Hugo Viallon. Désormais, TopTex Cube s’inscrit dans cette double révolution en s’engageant dans la création produits qui confirme le potentiel de différenciation créative de ces nouvelles technologies, et dans la production de série pour initier l’usine textile de demain.

Gabrielle Corsat

le 26 septembre 2016

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L’instabilité de certains pays fournisseurs préoccupe les marques de mode

Une fabrique de t-shirts en Chine, à Zhujiajiao, près de Shanghaï, le 8 septembre.

Aux avant-postes de la mondialisation, l’industrie du textile et de l’habillement colle de façon mécanique aux soubresauts géopolitiques qui secouent la planète. Dans sa dernière étude publiée mercredi 14 septembre à l’occasion du salon du tissu Texworld au Bourget (Seine-Saint-Denis), l’experte Anne-Laure Linget note « des interrogations – de la part des grands donneurs d’ordre – sur les perspectives turques ». Continue reading « L’instabilité de certains pays fournisseurs préoccupe les marques de mode »

Le prêt-à-porter « made in France », une étiquette synonyme d’éthique ?

Chaque semaine, en partenariat avec France Inter, la rédaction d’UP le mag vous propose un long format pour mieux comprendre une tendance sociale, sociétale ou environnementale. Pour écouter la version audio, accédez au podcast de la chronique radio « Social Lab ». Continue reading « Le prêt-à-porter « made in France », une étiquette synonyme d’éthique ? »

Des vêtements qui génèrent de l’électricité et chargent les batteries de téléphone

Un vêtement pourrait produire de l’électricité en tirant son énergie à la fois des mouvements du corps et de la lumière du soleil. L’innovation reste encore au stade du laboratoire, mais elle progresse…

Des chercheurs du Georgia Tech, aux États-Unis, avaient réussi, il y a quelques années, à transformer un tissu en générateur (modeste) d’électricité tirant son énergie du mouvement. La même équipe vient d’ajouter à ce textile des matériaux photovoltaïques souples appliqués sur les fibres du tissu, « en polymères habituellement utilisés », précisent-ils. Au laboratoire, ils ont tissé ces fibres et obtenu un générateur miniature expérimental, de 4 par 5 cm (voir le communiqué du Georgia Tech).
Selon eux, il serait possible de rendre un vêtement capable de charger la batterie d’un appareil mobile. Ces scientifiques ne sont pas les seuls à explorer ces technologies. En 2014, par exemple, une équipe de Corée du Sud avait présenté un prototype de générateur électrique tirant son énergie de la chaleur du corps.
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Article initial paru le 14/2/2008 à 14:35
En tirant l’énergie des mouvements du corps, une fibre incluse dans une chemise ou une robe pourrait générer plusieurs dizaines de milliwatts. Encore un petit effort et il sera possible d’alimenter des petits appareils portables, comme un baladeur.
Les recherches se multiplient pour réaliser des générateurs de courant électrique capables de tirer de l’énergie de leur environnement. Les idées les plus originales sont explorées par de nombreux laboratoires pour exploiter la chaleur ambiante, les vibrations, le son ou les mouvements. Les modèles miniatures pourraient alimenter des petits appareils électroniques ou des implants médicaux mais on pense aussi à des générateurs plus puissants.
Au printemps 2007, Zhong Lin Wang et ses collègues du Georgia Institute of Technology (Atlanta, États-Unis) avaient présenté un dispositif de très petite dimension à base de nanofibres d’oxyde de zinc. Ce matériau présente des propriétés piézoélectriques, c’est-à-dire qu’il produit un courant électrique quand il est déformé (l’effet inverse existe aussi). Ces filaments de très petite taille (quelques centaines de nanomètres de longueur), fixés sur un support rigide, produisaient un petit courant dès qu’ils étaient soumis à des vibrations (des ultrasons dans cette expérience).

La même équipe a poursuivi l’exploration de cette voie avec une amélioration déterminante : les nanofibres ont été fixées en grand nombre sur des fibres de Kevlar. Le générateur obtenu est donc souple ! Sous forme d’un tissu inclus dans un vêtement, il pourrait récupérer de l’énergie des mouvements du corps… Les fibres de Kevlar ont tout d’abord été enduites d’un polymère (letétraéthoxysilane) puis recouvertes d’une couche d’oxyde de zinc. Une immersion dans une solution particulière provoque alors la croissance des nanofibres. Fixées radialement sur la fibre de Kevlar, elles évoquent une brosse, expliquent les chercheurs. Enfin, une fibre sur deux est recouverte d’une fine couche d’or.
Environ 80 mW par chemise, à condition de marcher…
Bien sûr, le prix de revient est loin de celui d’un T-shirt habituel mais le résultat est là : chaque paire de fibres, l’une plaquée or et l’autre non, produit un courant électrique quand elles sont frottées l’une contre l’autre. Un rythme de 80 frottements par minute génère 5 picoampères pour chaque paire de fibres.

Les auteurs ont poursuivi l’expérience et tissé un fil avec ces fibres de Kevlar. Six d’entre elles, ainsi réunies (soit trois paires), ont produit 50 fois plus de courant. L’étude s’arrête là pour l’instant mais les scientifiques estiment qu’un tissu réalisé avec de telles fibres produirait entre 20 et 80 miliwatts par mètre carré avec les seuls mouvements d’une personne en train de marcher.
Ce n’est pas suffisant pour un baladeur… Mais ces travaux n’en sont qu’à leurs débuts, et, du côté de l’électronique, les industriels explorent tous les moyens possibles pour réduire la consommation électrique de leurs produits. Les deux voies de recherche finiront probablement par se rencontrer. Les puissances fournies par les uns suffiront alors aux autres. On peut se laisser aller à rêver et imaginer des générateurs à plusieurs sources, qui pomperaient de l’énergie de l’environnement sous ses multiples formes, la lumière du Soleil, le vent, le bruit ambiant, la chaleur ou encore les mouvements des vêtements et des rideaux…

Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences
Publié le 15/09/2016

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Quels sont les vêtements dangereux pour la santé ?

Alerte dans les penderies et dressings. Certains habits provoquent des désagréments de santé. Sur Europe 1, le médecin Gérald Kierzek livre ses astuces pour se vêtir sans problème.

Vous pensiez qu’un vêtement pouvait au pire ne pas vous aller : erreur ! Un habit mal adapté peut engendrer un certain nombres de conséquences sanitaires peu dangereuses mais inconfortables : infections, irritations, allergies… Le docteur Gérald Kierzek vous aide à faire le ménage dans votre vestiaire, ou du moins à prendre de bonnes habitudes vestimentaires, dans l’émission Questions de santé.

> Allergies et irritations

Certains vêtements provoquent des allergies. « Il s’agit rarement d’une allergie au textile en lui-même mais plutôt à un colorant ou à un apprêt » du vêtement. Autre phénomène, cette fois sans rapport avec une allergie, certains produits -toxiques- qui ont pu être mis sur le vêtement peuvent provoquer une irritation (rougeur, prurit, démangeaisons). « A noter qu’une réglementation européenne interdit aux fabricants d’utiliser certains produits toxiques », souligne Gérald Kierzek, mais mondialisation oblige, certains articles internationaux ne sont pas soumis au même genre de réglementation. Enfin, la laine est une matière qui peut naturellement « gratter », provoquer une irritation.

Laver avant de porter. De manière générale, pour prévenir les irritations, mais aussi pour éviter tout risque de transmissions de germes ou bactéries, le spécialiste préconise de laver deux fois avant de le porter tout vêtement qui aurait un contact direct avec la peau. Le conseil vaut d’autant plus pour les sous-vêtements. Mais là aussi vigilance notamment en cas de changement de lessive, car l’agent lavant peut lui-même provoquer des allergies !

Gare aux bactéries. Toujours dans l’optique de ne pas être irrité, faut-il reléguer son pyjama au placard et plutôt dormir dans le plus simple appareil ? Non, pas forcément, assure Gérald Kierzek. « Il vaut mieux dormir nu qu’en un pyjama sale. On a tendance à moins les laver que d’autres types de vêtements ! Avec un pyjama propre, il n’y a aucun problème. » Dans la famille nid à bactéries, il faut aussi se méfier des maillots de bain, et ce pour deux raisons : « ils sont souvent en matière synthétique et sont souvent mouillés. » Prenez donc bien soin de les laver et les sécher après utilisation.

>> Compressions

Même sans irriter, certains vêtements très près du corps peuvent également poser de petits soucis. Revue de penderie :

  • Les gaines minceur. « Mécaniquement, elles vont comprimer. C’est un peu comme un corset que l’on va mettre », explique le médecin. Il est ainsi possible de perdre une taille. L’inconvénient, « c’est que ça comprime aussi les organes : l’intestin et l’estomac éventuellement donc on peut avoir un inconfort digestif. La deuxième compression est veineuse. Cela gêne le retour veineux. » Gérald Kierzek conseille donc de porter ce genre de sous-vêtements seulement de temps en temps, « pour une soirée ou pour mettre un vêtement qui a une taille un peu trop serrée », par exemple, mais pas au quotidien.
  • Les leggins. Ils pourraient paraître inoffensifs. Il faut néanmoins ne pas perdre de vue que ces collants qui épousent les formes « perturbent le cycle naturel de la transpiration. On peut avoir des infections à répétition. »

 Par A.D – le 12 septembre 2016

http://www.europe1.fr/sante/quels-sont-les-vetemnts-dangereux-pour-la-sante-2844526

15 juillet 2014 (Photo Sebastien Rande / Studio Cui Cui)

La coopérative normande numéro 1 européen du lin

(Photo Sebastien Rande / Studio Cui Cui – 15 juillet 2014 )

La coopérative Terre de Lin fournit 15 % de la production mondiale de lin « textile ». Elle est installée principalement à Saint-Pierre-le-Viger (Seine-Maritime).

« Les filatures chinoises transforment 70 % de notre production. Leurs agriculteurs n’arrivent pas à produire du lin de qualité. » Thierry Goujon, directeur de la coopérative Terre de Lin, à Saint-Pierre-le-Viger (Seine-Maritime), peut dormir tranquille. Dans la production de lin textile, les liniculteurs normands ont des longueurs d’avance sur la concurrence. « Dans le monde, on ne peut produire du lin textile de haute qualité que le long des côtes de la Manche », explique Jérôme Lheureux, président de la section lin et chanvre du Gnis (l’interprofession des semences).

Question de climat – le lin apprécie le temps couvert – et de qualité des sols. Les limons profonds s’étendent de la plaine de Caen à Dunkerque. Depuis la Manche, la bande de 150 km de large se poursuit en Belgique et en Hollande. « L’Europe produit 80 % des fibres de lin de qualité au niveau mondial. »

Avec ses 600 liniculteurs en Seine-Maritime et dans l’Eure, ses 12 000 ha cultivés, la coopérative fournit 15 % de la production mondiale de lin textile (le lin oléagineux est destiné à l’alimentation animale). Terre de Lin est le n° 1 européen du secteur, depuis la création de variété et la production de semence adaptée aux terroirs normands jusqu’aux opérations de transformation du lin, le teillage (l’extraction de la fibre) et le peignage (le démêlage des fibres et leur assemblage en ruban).

Fibres de lin dans le dollar !

Semé en mars, le lin parvient à maturité cent jours plus tard. Le tempo est serré ; la météo peut tout gâcher. Mais ça rapporte gros. « Un hectare de lin me rapporte 5 000 € contre 1 500 € pour du blé… C’est 30 % de mon revenu avec seulement 10 % des terres cultivées », explique Cyril Delacroix, également multiplicateur (producteurs de semence) pour Terre de Lin. Lire aussi :Bretagne. Valorex mise sur les qualités nutritionnelles du lin

Les rendements s’améliorent « de 35 kg de filasses (les fibres longues, NDLR) par hectare et par an », grâce à la recherche variétale (1 500 lins recensés en France). Les filatures (à 90 % chinoises) réclament du lin textile. Les exportations mondiales sont passées de 110 000 à 130 000 tonnes en deux ans. «Grâce à l’innovation de la maille de lin pour l’habillement, la consommation nouvelle de vêtements de lin en Inde, le linge de maison aux États-Unis»,rappelle Thierry Goujon, directeur de Terre de Lin, numéro un européen du lin textile. « L’innovation vient des industriels européens. On tient à leur livrer 30 % de notre production. »

Les Normands travaillent aussi sur l’incorporation des fibres de lin dans les matériaux composites. C’est le cas dans 15000 paires de ski Salomon. Le lin apporte de la stabilité au matériel. La fibre se retrouve « même dans les billets de banque comme le dollar », avoue-t-on au Gnis. L’histoire ne dit pas si elle vient de Normandie…

Publié le 17/11/2015

www.ouest-france.fr/economie/agroalimentaire/textile-la-cooperative-normande-numero-1-europeen-du-lin-4472998