Un nouveau textile permet de rester au frais

Des chercheurs américains ont créé un textile bon marché à base de matière plastique qui permet de mieux résister à la chaleur.
Selon les inventeurs, cette avancée, publiée jeudi dans la revue américaine Science, devrait permettre aux personnes vivant dans les pays chauds de rester plus au frais sans air climatisé.

« Si nous parvenons à rafraîchir les personnes plutôt que les bâtiments où elles vivent et travaillent, nous pourrions faire des économies d’énergie », explique Yi Cui, professeur adjoint de science des matériaux et ingénierie à l’Université Stanford en Californie.

Ce nouveau matériau, résultat du mariage de la nanotechnologie, de l’optique et de la chimie, permet à l’organisme de décharger la chaleur.

Selon les scientifiques, le corps peut ainsi se rafraîchir de deux degrés Celsius de plus que s’il portait un vêtement de coton.

Comme le coton ou le lin, ce nouveau matériau permet l’évaporation de la sueur. Mais il est en plus doté d’un mécanisme inédit qui laisse passer les radiations infrarouges émises par le corps.

Tous les objets, y compris notre organisme, rejettent de la chaleur sous cette forme d’ondes lumineuses invisibles.

Les couvertures nous permettent de rester au chaud en piégeant ces émissions de chaleur. Ce sont ces radiations thermiques qui nous rendent visibles dans l’obscurité avec des lunettes de vision nocturne.

« Entre 40 et 60% de la chaleur corporelle se dissipe sous forme de radiations infrarouges quand nous sommes assis au bureau », explique Shanhui Fan, professeur d?ingénierie électrique et l’un des co-auteurs.

Selon lui, « très peu d’études, voire aucune, n’avaient été menées jusqu’alors pour concevoir un textile favorisant la dissipation des radiations infrarouges ».

Pour tester la capacité à rafraîchir de ce tissu expérimental comparativement à un linge de coton de la même épaisseur, les chercheurs ont placé un petit morceau de ces étoffes sur une superficie ayant la même température que la peau et mesuré la quantité de chaleur retenue par chacun des échantillons.

Selon Shanhui Fan, cette étude ouvre la voie à de nouvelles façons de refroidir ou de chauffer des objets sans recourir à des sources d’énergie extérieures.

Par AFP

le 02 septembre 2016

http://www.leparisien.fr/sciences/un-nouveau-textile-permet-de-rester-au-frais-02-09-2016-6088757.php

Igloo : essayez les vêtements des boutiques chez vous

Vous êtes fan de mode mais vous n’avez pas assez de temps pour faire les magasins ? Grâce à l’application Igloo, les vêtements que vous sélectionnez sont livrés directement chez vous.

Suivant le même principe que la livraison de repas à domicile, Igloo vous permet la livraison de vêtementssélectionnés depuis l’application mobile (disponible AppStore et GooglePlay).


Une fois les vêtements, chaussures ou sacs choisis ainsi que les tailles, vous renseignez une heure et une adresse précise, du lundi au dimanche inclus jusque 23h. Un livreur vous remet les articles à l’heure indiquée, vous essayez et il revient une fois l’essayage terminé. Vous êtes ensuite débitée automatiquement en fonction des pièces gardées, avec 1€ de frais de livraison. 70 marques sont actuellement partenaires dont Tara Jarmon, Carven, Manoush et Antik Batik.

  • jeudi 07 juillet 2016 |
  • par Maëlle Gramond
  • http://www.maxi-mag.fr/mode/bon-plan/igloo-essayez-les-vetements-des-boutiques-chez-vous.html

Tee-shirts connectés pour mesurer la respiration et la fréquence cardiaque

OMSignal, société Montréalaise, fabrique des tee-shirts connectés composés de textiles intelligents qui permettent de mesurer la respiration, la fréquence cardiaque et de transmettre ces informations à un smartphone via bluetooth.

OMSignal et le quantified Self

OM Signal se trouve au croisement de la mode, du prêt-à-porter, du Quantified Self et de l’innovation technologique. Cette marque transforme les vêtements en outils d’automesure et signe l’une des premières collections de textiles ou vêtements intelligents biométriques.

Les fibres textiles mis au point par OMSignal, intègrent directement des capteurs qui mesurent le pouls, la respiration, l’humidité, la température de la peau et la température extérieure, l’activité physique etc. À partir de ces données, le tissu détermine le nombre de calories brûlées par le porteur, s’il est stressé, détendu….

Fonctionnement des produits OMSignal ?

On retrouve dans un premier temps une caractéristique commune avec tous les vêtements sportifs qui collent la peau et permettent une meilleure circulation du sang ou encore le maintien des muscles lors des mouvements. Ce type de vêtements techniques représente une véritable deuxième peau pour le sportif et assure à ce dernier une évacuation de sa transpiration, de l’humidité et régule sa température corporelle.

Connecté en bluetooth 4.0, le capteur OMSignal récupère toutes les données mesurées par les fibres du textile intelligent et les transmet en temps réel et en continue sur l’application mobile OM.

Ci-dessous, le kit de départ OMSignal composé d’un tee-shirt intelligent, d’un boîtier intelligent et qui donne accès à l’application mobile OM.

OMSignal Smart Kit - application mobile OM - Boîtier OM - Tee-shirt OM

Je vous propose de voir quelques modèles proposés par cette marque, ci-dessous :

Modèle OMSignal textile intelligent connecté biométrique

– 23 février 2016
– http://www.lesport-itech.com/2016/02/23/omsignal-marque-de-vetements-textiles-intelligents-biometriques/

Un tissu «  intelligent  » pour remplacer les étiquettes

La banque d’investissement va apporter 1,85 million à une start-up de Grenoble. Son projet permet d’encapsuler des puces électroniques dans le fil des vêtements.

Aider à mettre sur pied une filière industrielle française du vêtement connecté, c’est l’une des ambitions de Bpifrance dans le cadre d’un appel à projets financé par le « Programme d’Investissements d’Avenir ». Les textiles intelligents représentent déjà en France près de 50 % du chiffre d’affaires du secteur, estimé à 12 milliards d’euros.

La banque vient d’apporter 1,85 million d’euros au projet Thésée (3,8 millions au total), qui réunit une start-up grenobloise Primo1D, l’école de mode La Fabrique et l’équipementier automobile EFI Automotive. La start-up, issue du CEA, a mis au point une technologie de micro encapsulation de puces électroniques RFID (identification par radio fréquence) dans les fils du textile. Ce système de radio fréquence est déjà utilisé par les géants de l’habillement Zara ou Decathlon, mais via des étiquettes, avec le risque qu’elles soient enlevées. «Avec notre technologie, cette puce est intégrée dès la conception du vêtement. Il va porter en lui cette fonction, de façon invisible, durable et lavable », précise Emmanuel Arène, le co fondateur et dirigeant de Primo1D.

La start-up primo1D a mis au point une technique qui permet d'encapsuler des puces électroniques dans un fil textile - DR
La start-up primo1D a mis au point une technique qui permet d’encapsuler des puces électroniques dans un fil textile – DR

Son intérêt : assurer la traçabilité d’un modèle depuis sa fabrication à la livraison en magasin. Ce qui va faciliter la gestion des stocks, surtout avec le développement des ventes multicanal (internet). Un enjeu capital dans ce secteur. Aujourd’hui, l’imprécision des inventaires, entre ce qui est réellement stocké et ce qui est répertorié informatiquement, peut atteindre jusqu’à 25 % ! « Ce qui veut dire qu’on en sait pas où est passé un quart des « fringues », et si elles ont été volées, perdues ou vendues », reprend le dirigeant. Quand on sait que 4 milliards d’étiquettes électroniques sont aujourd’hui vendues chaque année, on mesure la taille potentielle de ce nouveau marché. Ce fil du futur est aussi une solution contre les vols et permet l’authentification d’une pièce. Un plus pour les marques haut de gamme dans la lutte contre le contrefaçon.

« Garde-robe connectée »

Primo1D réfléchit aussi à de nouveaux usages cette fois pour le consommateur, avec l’idée « d’une garde robe connectée ». Il pourrait, via son smartphone, être informé sur l’entretien de son vêtement, ou être mis en contact avec le site de la marque pour les nouveautés.

Tout l’enjeu désormais est de passer à l’industrialisation. D’où le coup de pouce de la banque d’investissement. « Incorporer une puce dans un fil, Primo1D sait le faire. Il faut désormais être capable de tricoter ces fils à l’échelle industrielle, et passer les verrous », relève Catherine Borg Capra, directrice des filières industrielles de Bpifrance.

Partenaire du projet, l’équipementier EFI va aider à assembler ces composants électroniques. L’école de mode la Fabrique va, elle, mettre son réseau de confectionneurs, spécialistes de la maille ou du tricotage, au service de la start-up grenobloise. « Nous allons travailler avec ses professionnels pour nous aider à intégrer ces techniques dans le vêtement», reprend Emmanuel Arène. Parmi les entreprises intéressées, Dim serait prêt, selon la Bpi, à tester la technologie. Le coût de ces fils intelligents -plus chers qu’une étiquette électronique- pourra, avec de plus gros volumes, être compétitif demain, assurent les promoteurs du projet.Et permettre des gammes de prix accessibles sur le marché. « L’objectif est d’atteindre un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros en 2020, avec la création de 70 emplois », se réjouit Catherine Borg Capra.

 

  • Par DOMINIQUE CHAPUIS
  • Le 04/07/2016
  • www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/0211095581754-bpifrance-veut-batir-une-filiere-du-vetement-connecte-2012059.php?hr4Yk7r25joe0r2e.99

Marché de vêtements éthiques – « Porter la résistance » (A voir absolument)

Le documentaire d’Andrew Morgan s’interroge sur les conséquences écologiques, sociales et économiques de l’industrie du vêtement. Ayant comme thème central le fast fashion — soit l’accélération démesurée de la production et de la vente de vêtements par les grandes chaînes de magasins — « The True Cost » propose une réflexion globale sur les dérives de l’industrie et présente le récit percutant derrière les vêtements que l’on portent. De la conjoncture économique et sociale ayant favoriser l’expansion de ce modèle, en passant par les conditions de travail inhumaines qui en résultent, le film propose de faire autrement et inspire à de meilleur choix de consommation.

Dans une société régie par les lois du marché, nos choix de consommation revêtent un caractère éminemment politique et s’avèrent de puissants actes de résistance. En s’associant à des entreprises locales s’opposant au modèle du fast fashion, le Cinéma sous les étoiles vous propose de passer de l’écran à la réalité. Ainsi, nous vous invitons à découvrir des initiatives locales et à vous procurer des produits de qualité, équitables, doux pour l’environnement ou encore vintage.

Seront présents au marché : la friperie Mlle Frivole— la marque de vêtement urbain socialement responsable Once Again – la boutique Ethik Bgc rassemblant plusieurs designers éthiques — la marque confectionnée à partir de textiles doux pour l’environnement Meemoza—la boutique mode écologique La Gaillarde, — le vide-dressing chic Raymond IV — la boutique en ligne Rocco Mosquito ainsi que la friperie KILOfripe.

Sonia Paradis, fondatrice de La Fabrique éthique et l’auteur du livre « Porter le changement », un livre examinant les solutions employées par les écodesigners du Québec pour adresser les enjeux environnementaux et sociaux reliés à la surconsommation de produits mode, sera notre invitée lors de la discussion suivant la projection.

Dans le cadre de Porter le changement, La Fabrique éthique, qui encourage la réutilisation de produits textiles, invite le public à donner une seconde vie à ses vêtements dans un atelier créatif de broderie et de perlage. Le public est invité à apporter un vêtement ayant besoin d’un peu d’amour afin d’en faire une œuvre à porter personnalisée.

Le Cinéma sous les étoiles convie le public à son événement Porter la résistance – Marché de vêtements éthiques – le 5 juillet à compter de 18 h au Parc Saint-Gabriel dans Pointe-Saint-Charles (métro Charlevoix) pour encourager nos initiatives locales.

  • Article rédigé par Le Lien MULTIMÉDIA
  • 4 juillet 2016

Bande annonce (VO)

 

 

Voir le documentaire Complet sur Youwatch (VOSTFR)
youwatch

BioSerenity, une start-up de vêtements connectés dans l’Aube

Le marché des vêtements connectés est prometteur. Depuis l’automne dernier, les compétences textiles sont mises à profit dans l’aventure de la start-up BioSerenity, détectée et présentée par le Conseil Départemental de l‘Aube.

Cette start-up est a installé une partie de ses activités à Troyes. D’ici la fin de l’année, trente personnes devraient travailler sur la finalisation de vêtements appliqués au domaine médical.

© Maxime Meyer / France 3 Champagne-Ardenne

Ce mannequin porte le bonnet qui contient les mesures de l’encéphalogramme. Ainsi on obtient le Neuronaute. Avec l’aide de boitiers de transmissions à internet, cette tenue n’est plus de la science-fiction. C’est un vêtement qui sert déjà au suivi de patients épileptiques à L’hôpital Pitié-Salpêtrière.

Depuis l’automne dernier, dix personnes de la start-up BioSerenity occupent une partie des ateliers de l’Institut Français du Textile et de l’Habillement à Troyes. Sur des métiers circulaires destinés à produire un tissu sans coutures, l’ingénieur implante des fils conducteurs nouvelle génération. Les cartes électroniques (circuit imprimé) qui sont ensuite implantées sont eux fabriquées ailleurs en France. Le prototypage et ces petites séries réalisés à Troyes ont de l’avenir car le marché des vêtements médicaux connectés est porteur. Selon la société le diagnostic à domicile, il couterait dix fois moins cher qu’un équipement fixe.

Bioserenity a été détectée par le président du Conseil Départemental de l’Aube, Philippe Adnot lors d’un concours d’entreprises au sénat. La start-up a déjà plein de projets avecPetit Bateau dans l’Aube ou Innothera dans les Vosges pour une innovation qui concerne des chaussettes qui calculent le taux d’oxygénation des nourrissons ou bien encore des culottes de pyjamas qui font vibrer un portable quand la vessie d’un petit est trop remplie.

A ce jour, cette jeune entreprise ne possède qu’un concurrent israélien. Il faut donc faire vite afin de se faire connaitre et se développer.

  • LG avec Tiphaine Le Roux
  • Publié le 01 juillet 2016 à 12:12
  • http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/aube/troyes/bioserenity-une-start-de-vetements-connectes-dans-l-aube-1038663.html

Quand le sport sert de banc d’essai pour les textiles du futur.

Chaussures, vêtements, équipements de sport intègrent de plus en plus d’innovations. Ils tirent le marché des textiles techniques, qui représente déjà 40 % de la production française.

Les chaussures de randonnée ressortent des placards avant les vacances, avec cette année les vestes de pluie et autres polaires. Un rendez-vous incontournable pour les marques qui offrent des produits sans cesse plus innovants. Le sport et les loisirs sont un des grands débouchés des textiles techniques, avec les transports, le médical ou le BTP. Et un de ses moteurs. « Les sports de haute performance ou de haut niveau constituent de véritables bancs d’essai pour de nouveaux matériaux, indique Fabien Roland, professeur à l’Institut textile et chimique de Lyon dans une étude. Leur retentissement leur ouvre de nouveaux marchés dans le loisir, l’habillement et même la mode. » Respirabilité, imperméabilité, isolation thermique, élasticité, évacuation ou absorption de l’eau… Les usages sont nombreux.

En France, le chiffre d’affaires généré par les textiles techniques a passé le cap des 6,2 milliards d’euros, contre 5,5 milliards il y a cinq ans. Le marché pèse désormais 40 % de l’ensemble du textile français, selon l’Union des industries textile. Il regroupe quelque 415 entreprises, employant 28.000 salariés, permettant à la France de se positionner comme le deuxième pays d’Europe en termes de fabrication.

Les pionniers Lycra et Gore-Tex

Dans cet ensemble, le sport a vu son activité progresser de 1,7 %, selon les derniers chiffres connus. Et le nombre de pratiquants en hausse offre de nouvelles perspectives à ces fabricants. Historiquement, c’est dans le sport qu’est né le premier tissu intelligent en 1933. Il s’agissait d’une tenue d’escrime parcourue de fils électriques, qui permettait de comptabiliser les points en allumant une lampe. Il y a eu ensuite une longue période sans innovation. « Dans les années 1940, l’arrivée des fibres synthétiques et la multiplication des techniques d’ennoblissement a donné naissance à ces nouveaux textiles, d’abord utilisé dans l’agriculture et la géothermie, avant le médical », relève Florence Bost, designer et co-auteur de « Textiles, innovations et matières actives ».

Le sport en a bénéficié dans la foulée. L’élasthanne, connue sous la marque Lycra, a ainsi été mise au point par l’américain DuPont en 1959. En 1969, dix ans après sa création, Gore-Tex a attaqué le secteur du textile, avec sa membrane microporeuse, à la fois imperméable et respirante. « L’alpiniste Reinhold Messmer, qui a été le premier à gravir des sommets à 8.000 mètres, a été équipé par Gore-Tex à la fin des années 1970. Ce qui a marqué nos débuts dans la montagne », précise Cécile Nomdedeu, responsable marketing France. A cette époque, les tenues de ski Millet ou Eider avec du Gore-Tex commencent à être vendues.

Confort et performance

Depuis, d’autres sociétés se sont lancées comme Polartec et sa célèbre fibre polaire. Columbia, le géant de l’outdoor a, lui, développé ses propres technologies avec Omnitech ou Outdry, des membranes imperméables et respirantes. « Le sport a été un acteur majeur dans l’évolution de ces textiles, avec toujours l’objectif d’améliorer la performance et le confort du sportif », indique Frédéric Ducruet, le patron de Millet Mountain Group.

Aujourd’hui, les sportifs veulent de la fluidité, de la légèreté et de la respirabilité.

Aujourd’hui, avec des pratiques demandant plus de vitesse, le trail running par exemple, « les sportifs veulent de la fluidité, de la légèreté et de la respirabilité, reprend le dirigeant. Avec l’objectif de mieux évacuer la sueur.

Au-delà des vêtements et des chaussures, les équipements sont aussi concernés par ces matériaux du futur, des raquettes aux skis en passant par les cordes d’escalade, les voiles de bateaux, les parapentes… Les grands équipementiers Nike et Adidas sont aussi des leviers de ce développement. Adidas, qui travaille en partenariat avec des universités, consacre plus de 100 millions d’euros par an à la R&D « pour de nouveaux produits, matériaux et process ». « L’innovation est notre raison d’être », souligne Guillaume de Monplanet, le patron France. Prochaine étape, les textiles connectés, qui commencent à faire leur apparition.

Dominique Chapuis
Le 22/06 à 09:00

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/industrie-services/mode-luxe/0211052151628-quand-le-sport-sert-de-banc-dessai-pour-les-textiles-du-futur-2008698.php?mGBBdkFJ3cGyHEoZ.99

Des vêtements garantis 30 ans pour lutter contre la mode « éphémère »

Un sweat-shirt garanti trente ans ? Ça peut paraître complètement fou, mais c’est le pari lancé par Tom Cridland, un créateur anglais.

Tom Cridland est anglais, il a vingt-quatre ans, et depuis la création de sa marque éponyme il y a deux ans, tout roule pour lui. Si ses vêtements se vendent comme des petits pains, c’est parce que sa conception de la mode est différente : il prône la qualité plutôt que la quantité.

Son but ? Que tu achètes un de ses sweat-shirts maintenant et que tu puisses encore le porter en 2046 ! Alors, pourquoi ne pas casser sa tirelire pour un cadeau ou pour la fête des pères par exemple… Sur trente ans, c’est peut-être un bon investissement !

La qualité durable, une tendance à contre-courant

L’industrie de la mode figure parmi les plus néfastes pour l’environnement, d’où la volonté d’une production éco-responsable.

L’ère de la mode éphémère est indéniable. On vit à une époque où tout va vite, y compris dans nos placards. À peine le temps de mettre un t-shirt qu’il faut déjà en changer. Et cette « fast fashion » est le mot d’ordre de la plupart des grandes enseignes que l’on connaît. Les vêtements sont conçus pour être portés une saison, tout au plus.

Mais pour Tom Cridland et tous les adeptes de la « slow fashion », il n’y a aucun intérêt à jeter ses vêtements à chaque saison si on peut en concevoir des modèles garantis trente ans. Et trente ans, c’est quand même un tiers d’une vie, soit dit en passant…

En plus d’être un fervent défenseur de la qualité, le créateur londonien souhaite rappeler que l’industrie de la mode figure parmi les plus néfastes pour l’environnement. D’où sa volonté d’une production éco-responsable.

Tom a commencé par créer des pantalons pour hommes avant de se lancer dans sa nouvelle collection intitulée « 30-year sweatshirts ». Il a estimé logique de se lancer dans la fabrication de ce type de vêtements car, selon lui, le sweat-shirt est une pièce indémodable qui peut passer des années dans le placard avant d’être ressortie. Des t-shirts sont aussi venus s’ajouter à la collection depuis peu.

Pourquoi les vêtements Tom Cridland durent-ils aussi longtemps ?

Pour durer trente ans, ces sweat-shirts ont plutôt intérêt à être tenaces. Et comme tu t’en doutes, toute la différence se fait dans le processus de fabrication. En effet, les matières de qualité proviennent d’Italie : un coton de 360 g/m et une faible quantité de polyester, pour le confort et l’élasticité.

Pour l’instant, les collections sont uniquement pour hommes, même si un sweat-shirt peut toujours être mixte. Tom Cridland prend le temps de concevoir chaque pièce minutieusement, et l’un de ses prochains projets est de créer une ligne pour femmes.

La collection colorée « 30-year sweatshirts » est à l’image des habitudes vestimentaires de son créateur :

« J’aime porter des tenues hautes en couleurs et des teintes vives, c’est ce qui me rend heureux. »

Le sweat-shirt est disponible dans neuf couleurs, du XS au 4XL.

collection-sweats sweat-orange

En ce qui concerne le prix, la philosophie de la marque est très bien résumée sur leur e-shop :

« C’est normal de payer plus cher pour du luxe, mais il ne faut pas payer trop cher. »

Le sweat-shirt emblématique de la collection coûte 65£, soit environ 82€. La marque livre à l’international, mais il faut quand même compter 19£ (23€) pour les frais de port…

Un pari gagnant

Depuis la création de la griffe en 2014, ça cartonne pour Tom. Et c’est le moins qu’on puisse dire, puisqu’en plus d’être en passe de doubler son chiffre d’affaire de 500 000£ (627 000€) l’année prochaine, il compte déjà parmi ses plus fidèles clients Daniel Craig, Leonardo DiCaprio ou encore Rod Stewart.

Étant donné que la marque n’a que deux ans, et pour des raisons purement mathématiques, il est difficile de savoir si la promesse des trente ans sera tenue… en revanche, la garantie est bien réelle, puisqu’au moindre problème, il est possible d’envoyer son sweat-shirt à la marque qui le raccommodera au plus vite, et gratuitement.

Bref, c’est une vraie bonne idée que celle qu’a eue Tom… Elle permettra peut-être d’inverser de nouveau les tendances mode grand public, avec une qualité qui primerait par rapport à la quantité ?

Une teinture pour textile à base d’épluchures de fruits et légumes

On voit de plus en plus de collections de vêtements qui utilisent des textiles bio mais on parle beaucoup moins souvent des colorants utilisés pour les teindre qui sont eux particulièrement chimiques et donc nocifs. Le projet Local Colours est né en suisse et pourrait bien changer la donne en utilisant des résidus alimentaires pour teindre les textiles. Les belles couleurs de la peau d’avocat, de betterave, d’oignons, de brugnons sont pour le moment utilisées sur des carrés de soie produits dans un petit atelier.

Sonja Ruckstuhl Fotografie – www.sonjaruckstuhl.ch

WINTERTHUR-14.07.2015. Caroline Fourré, Project: Local Colors, www.local-colors.tumblr.com. She found a way to color clothes with food garbage. Portrait and Reportage of the procedure in Winterthur, Switzerland. Caroline Fourré 079 546 08 03, caroline.fourre@bluewin.ch

WINTERTHUR-14.07.2015. Caroline Fourré, Project: Local Colors, www.local-colors.tumblr.com. She found a way to color clothes with food garbage. Portrait and Reportage of the procedure in Winterthur, Switzerland. Caroline Fourré 079 546 08 03, caroline.fourre@bluewin.ch

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WINTERTHUR-14.07.2015. Caroline Fourré, Project: Local Colors, www.local-colors.tumblr.com. She found a way to color clothes with food garbage. Portrait and Reportage of the procedure in Winterthur, Switzerland. Caroline Fourré 079 546 08 03, caroline.fourre@bluewin.ch
WINTERTHUR-14.07.2015. Caroline Fourré, Project: Local Colors, www.local-colors.tumblr.com. She found a way to color clothes with food garbage. Portrait and Reportage of the procedure in Winterthur, Switzerland. Caroline Fourré 079 546 08 03, caroline.fourre@bluewin.ch

 

http://www.franceinter.fr/emission-social-lab-une-teinture-pour-textile-a-base-d-epluchures-de-fruits-et-legumes

Le secteur du vêtement intelligent sur le point de faire boom

La start-up britannique Evrythng prévoit de connecter 10 milliards d’articles d’ici 2019. Flairant le filon, les français Cityzen Sciences et Mulliez-Flory se sont également lancés.

Trois petites années. C’est tout ce que se donne Evrythng pour connecter pas moins de 10 milliards de vêtements. La start-up, créée en 2011 et basée à Londres, compte atteindre cet ambitieux objectif grâce notamment  à un partenariat annoncé en avril 2016 avec le spécialiste américain de l’étiquetage et de l’emballage Avery Dennison, qui travaille avec des marques comme Nike, Adidas, ou encore Hugo Boss.

« Chaque vêtement aura une identité numérique unique, qui ressemblera un peu à un profil Facebook »

« Chaque vêtement aura une identité numérique unique, qui ressemblera un peu à un profil Facebook », explique Cameron Hulett, directeur commercial de la jeune pousse qui a collecté 19 millions de dollars auprès des investisseurs depuis sa création et bouclera une nouvelle levée de fonds fin juin 2016. Cette « fiche produit connectée » indiquera la taille, la couleur, le lieu de fabrication d’une robe, mais pourra également intégrer une vidéo publicitaire par exemple.

Evrythng peut connecter les vêtements de différentes manières : avec des QR codes mais également de la communication en champ proche (NFC), du Bluetooth ou encore de la radio-identification (RFID) en fonction de ce que lui demandent ses clients. Les produits sont pour l’instant équipés de puces : les fibres du tissu ne contiennent pas directement de capteurs.

Concrètement, ce Facebook des vêtements permettra aux marques de géolocaliser leurs articles tout au long de la chaîne logistique, de la production au stock en magasin. « C’est la première utilisation que nous déployons en ce moment avec Avery Dennison », indique Cameron Hulett. Les entreprises pourront également réaliser des mesures corporelles et fournir à leurs clients des statistiques via une application dédiée, sur le nombre de pas qu’ils ont réalisés avec leur paire de baskets dans la journée par exemple.

Mais les puces d’Evrythng permettront surtout aux marques d’engager des relations plus étroites avec leurs clients. « C’est la fonction pour laquelle elles montrent le plus d’appétence », souligne le directeur commercial. Un client pourra flasher le QR code d’un T-shirt et savoir s’il a été fabriqué en France, consulter des contenus publicitaires, le distributeur pourra également lui offrir des bons de réduction…

Evrythng propose ces services pour une somme « proche de zéro pour chaque produit à grande échelle ». Une offre qui intéresse « de nombreuses entreprises, notamment en Chine », pointe Cameron Hulett, qui ne veut pas en dire plus tant que les accords commerciaux ne sont pas signés.

Le coût des puces d’Evrythng pour chaque produit est proche de zéro à grande échelle

Les ambitions illimitées de la jeune pousse sont sans commune mesure avec les chiffres du secteur publiés par le cabinet de conseil Gartner, qui prévoit que 26 millions de vêtements connectés « seulement » seront vendus dans le monde en 2016. Il n’empêche : le marché reste attractif et la start-up n’est pas la seule à tenter sa chance.

En France, Cityzen Sciences a lancé en 2016 la commercialisation de ses solutions de textiles connectés en BtoB. Créée en 2008, la start-up lyonnaise travaille pour le moment sur une dizaine de produits, notamment le D-Shirt, un maillot de corps intelligent destiné aux sportifs, vendu par le groupe japonais Goldwin qui regroupe en Asie les marques The North Face et Canterbury of New Zealand.

Les deux partenaires prévoient de vendre d’ici la fin de l’année 2016 plusieurs dizaines de milliers de ces T-shirts, qui sont arborés depuis 2015 par les rugbymen de l’équipe nationale japonaise. Fréquence cardiaque, température corporelle… Ces maillots sont équipés de puces à peine plus grandes qu’une carte Sim qui permettent de relever les données physiologiques de leur utili »sateur.

Cityzen Sciences compte commercialiser plus de 10 000 D-Shirt en 2016. © Cityzen Sciences

Cityzen Sciences a également mis au point un oreiller capable d’analyser la qualité du sommeil ou encore des vêtements pour la montagne qui mesurent la fréquence respiratoire en fonction de l’altitude. « Les deux principaux domaines sur lesquels nous misons pour nous développer sont le sport et la santé. Nous avons également de nombreuses demandes émanant du secteur de l’automobile et de l’aéronautique. Nous réfléchissons à lever des fonds pour développer une offre adaptée, en embauchant 10 à 15 nouveaux salariés », confie Jean-Luc Errant, le président de la société, qui compte aujourd’hui 40 collaborateurs.

Cityzen Sciences prévoit d’être rentable en 2019 ou 2020 et vise les 3 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016. « Pour l’instant, nous avons quatre clients principaux, tous étrangers. Rares sont les entreprises françaises à s’intéresser au textile connecté », se désole le patron.

Une exception à la règle : la marque de jean tricolore Kaporal s’est lancée dans ce nouveau champ en 2015, en commercialisant en édition limitée son « Connecting Jean ». Un premier pas timide, car comme son nom ne l’indique pas, ce pantalon n’est pas connecté à Internet. Il est simplement équipé d’un QR code, relié à la carte de visite virtuelle de son propriétaire. « Nous ne souhaitons pas concurrencer Nike et les autres équipementiers sportifs en lançant des vêtements connectés capables de mesurer les performances physiques de leurs utilisateurs. Nous voulons offrir à nos clients une expérience fun, sociale », explicite Nicolas Ciccione, directeur e-business chez Kaporal.

« Le premier jean vraiment intelligent de Kaporal devrait sortir dans les 12 prochains mois »

Le « Connecting Jean » a surtout permis à l’entreprise de repérer les clients intéressés par les nouvelles technologies et de tisser des liens avec eux, en leur envoyant des mails régulièrement. « Nous travaillons avec une start-up française sur un tissu entièrement connecté. Le premier jean vraiment intelligent de Kaporal devrait sortir dans les 12 prochains mois. Nous pourrons le tester en avant-première avec ce panel de consommateurs, pour comprendre quelles utilisations ils vont développer avec cette nouvelle catégorie de produits », se projette Nicolas Ciccione. Et de poursuivre : « les possibilités offertes par cette technologie sont infinies, mais il ne faut pas proposer aux consommateurs des usages à côté de la plaque. »

Kaporal et son partenaire ne sont pas les seuls à travailler sur un tissu dont les capteurs sont situés au cœur de la fibre : Cityzen Sciences compte sortir une offre de ce genre d’ici deux ou trois ans.

Le spécialiste français du vêtement professionnel Mulliez-Flory a également bâti avec une dizaine de partenaires un projet en ce sens, baptisé Autonotex. Dans ce cadre, le chimiste Arkema a mis au point un tri-composant qui peut être tricoté, teint et lavé à la machine comme n’importe quel tissu. Les capteurs pourront être posés partout sur le vêtement. « Les composants ne seront plus extérieurs au textile comme c’est le cas aujourd’hui avec ces puces pas forcément fiables, qui peuvent tomber en panne en cas de choc par exemple », explique Jacques Gindre, le PDG de Mulliez-Flory.

Mulliez-Flory prévoit de réaliser 7,8 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020 grâce aux vêtements connectés

L’entreprise compte vendre d’ici 2019 des vêtements connectés à l’armée française, séduite par cette offre plus sûre qu’unwearable, qui peut être perdu ou se casser. « En combinant l’enregistrement des battements cardiaques, de la température, ainsi que toute une série d’autres données corporelles, les chefs de patrouilles pourront mesurer le niveau de stress de leurs hommes sur le terrain et exfiltrer les personnes trop sensibles avant qu’elles ne commettent des erreurs », illustre le patron.

Mulliez-Flory commercialisera également les vêtements conçus avec ce textile connecté nouvelle génération auprès des pompiers et de toutes les professions qui ont besoin d’être visibles, sur les chantiers par exemple. « Des chemises pourront par exemple être équipées de diodes électroluminescentes. Elles seront automatiquement rechargées par les mouvements de leurs utilisateurs qui produisent de l’énergie électrique captée par le tricomposant », détaille Jacques Gindre.

La société prévoit de réaliser 3,8 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019 et 7,8 millions en 2020 grâce à cette nouvelle activité. Le projet Autonotex a été financé à hauteur de 4,5 millions d’euros par l’Etat français et la banque publique d’investissement Bpifrance. Les entreprises participantes ont également contribué à hauteur de 4,5 millions d’euros.

 le 10/05/16 17:16
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