Des vêtements produits avec des déchets plastique repêchés en mer

Voilà une façon de lutter contre la pollution. En Espagne, des pulls et des sous-vêtements vont être fabriqués grâce aux déchets collectés par des pêcheurs en Méditerranée.

Des vêtements produits avec des déchets plastique repêchés en mer

Crédit Média : Virginie Garin

Crédit Image : AFP / Archives, Jewel Samad

Entre les crabes et les gambas, les pêcheurs de Villajoyosa récupèrent tous les jours des bouteilles, des sacs, toutes sortes de déchets en plastique. La Méditerranée est la mer la plus polluée au monde par le plastique. Une estimation scientifique parle 250 milliards de déchets. Cette pollution pourrait devenir une matière première pas chère. Depuis le début du mois de décembre dernier, des pêcheurs ont été chargés de trier tout ce qu’ils trouvent sur leurs chalutiers. Ils mettent de côté les bouteilles et les flacons. Dans quelques jours, une entreprise espagnole près de Valence va commencer à les transformer en fil.

Le plastique est nettoyé, chauffé et recyclé en fibres qui vont permettre de faire des vêtements. La société Ecoalf compte commercialiser sa première collection cet été (maillots de bain, sacs, pulls…). Il y a déjà des vêtements produits avec des déchets de plastique : des polaires, des anoraks ou même des jeans. Mais les déchets sont collectés sur terre. Là ce seront les premiers à être faits avec du plastique provenant en mer, de moins bonne qualité. Il faut donc une technologie plus avancée mais prometteuse. Cette matière première permet de remplacer le pétrole.

Il y en a des millions de tonnes en Méditerranée, elle est moins chère. En France, des pêcheurs récupèrent eux aussi le plastique au large de Saint-Jean-de-Luz ou de Honfleur qui est transformé cette fois en emballage de lessive et en moquette.

http://www.rtl.fr/actu/sciences-environnement/des-vetements-produits-avec-des-dechets-plastique-repeches-en-mer-7781203100

L’art textile d’ici et d’ailleurs en exposition

Expos – Maison des mémoires

Du 31/12/2015 au 31/01/2016

À la Maison des mémoires, la 3e édition de l’exposition des œuvres d’Elizabeth Cabrol-Juignet est ouverte sur le thème «Reflets d’ici et d’ailleurs». Le travail reconnu de l’artiste utilisant toutes les techniques de l’art textile et du patchwork a été mis en scène par l’Association de valorisation du patrimoine mazamétain représentée par Jacques Beaulieu. Ce dernier a d’ailleurs rendu hommage à «un beau cadeau de Noël, une évocation des doux moments de notre enfance, un véritable émerveillement». L’artiste, quant à elle, a souligné «l’éclectisme délibéré» de son accrochage. Comme chaque année on retrouve le thème de Noël, bien sûr, calendriers de l’Avent, scènes bibliques, sapins enneigés, etc., mais aussi, des silhouettes de manga, la baie de Halong, une Japonaise, des illustres et des couleurs, beaucoup de couleurs assemblées par des techniques complexes et sophistiquées. Tout est prétexte à découvrir le talent et le travail immenses de l’artiste. «Reflets d’ici et d’ailleurs» sera visible jusqu’à la fin janvier à la maison des Mémoires, parking des Casernes.

En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2015/12/31/2247453-l-art-textile-d-ici-et-d-ailleurs-en exposition.html#LcJLQI2T01zo7UIj.99

Quel est l’impact de l’industrie textile sur l’environnement ?

ENVIRONNEMENT – Chaque année, plusieurs millions de tonnes de textile sont jetées en décharge. La surconsommation de vêtements a un impact considérable sur notre planète. Matériaux utilisés, moyens de transport utilisés, gaspillage… sont autant de facteurs qui font que l’industrie textile contribue amplement à la pollution de l’environnement.

A l’occasion du début de la COP21, les créateurs de l’application MyTwist, qui permet de consommer local et de moins gaspiller ses vêtements en allant directement se servir dans le placard de ses voisins grâce à des petites annonces destinées aux femmes, rappellent dans une infographie quel est l’impact de l’industrie textile sur la planète.

On y apprend notamment que 70% des cours d’eau en Chine sont pollués à cause de l’industrie textile. Sur son site, l’ONG Greenpeace rappelle que les substances provenant des textiles et rejetés dans l’environnement pendant la fabrication du vêtement sont bien souvent toxiques (pour notre santé également).

On découvre également que 70% de notre garde-robe ne serait pas portée… Un gaspillage très nuisible sachant que, selon une étude britannique, nous achetons environ 20 kilos de vêtements neufs chaque année et que chaque article contribue à hauteur de 20 fois son poids aux gaz à effet de serre.

Découvrez l’ensemble des données dans l’infographie ci-dessous:
Textile - Environnement

Publication:

Textile. Bulbille, la layette made in Normandy des prématurés

Gigoteuse, barboteuse, sortie de bain… Tout est toujours trop grand pour les prématurés. Avec la boutique en ligne Bulbille, les bébés trouvent de produits adaptés à leur toute petite taille.

L’initiative

« J’ai eu l’idée de développer ce projet à la suite de la naissance prématurée de ma nièce, Elie, il y a trois ans »,commence avec douceur Hélène Adam, 32 ans, styliste et directrice à Lisieux (Calvados), de sa petite entreprise qu’elle a nommée Bulbille. « À l’époque, j’ai fait le constat qu’il y avait vraiment peu de choix de vêtements pour des bébés si petits ! »

Passionnée par la création et la déco, Hélène aime travailler de ses mains. Après des études littéraires, elle décroche un BTS en design et conception de siège d’ameublement. Avec l’aide de sa soeur, elle change d’univers et se met à plancher sur « une ligne de vêtements fonctionnels et gais. Finalement, en créant ces prototypes, je ne me suis pas tant éloignée de mon métier que cela ! »

Grande spécialiste des cahiers des charges, elle intègre les contraintes et décline sa collection de vêtements pour prématurés en plusieurs tailles : du « 0000 » (spéciale couveuse) au « 00 » (moins de 3 kg), pour s’ajuster au mieux à la croissance des bébés. Surtout, ses vêtements sont « adaptés à la réalité des soins hospitaliers et conçus dans le respect des pratiques de soins ».

Trousseau de base

Son body « spécial couveuse » est une vraie trouvaille. Conçu en une seule pièce, il limite les coutures et, avec ses pressions en résine, il évite de déshabiller l’enfant à chaque examen. « Les fermetures aux épaules permettent de l’habiller malgré les perfusions », indique Hélène.« Je fabrique artisanalement tous les articles dans mon atelier, à Lisieux. » Par souci de bien-être des bébés, les tissus sont labellisés OekoTex standard 100. Cette certification atteste qu’aucun produit chimique controversé n’est entré dans le processus de fabrication de ces textiles.

Afin de commercialiser son trousseau 100 % « fabriqué en Normandie », Hélène Adam a ouvert en octobre une boutique en ligne bulbille.fr. Consultable depuis un smartphone, ce site permet de « passer commande depuis la maternité, sans attendre d’être rentré à la maison ». La livraison se fait sous trois jours. Avec, pour l’instant, une moyenne de cinquante visites par jour, Bulbille compte sur Noël pour engranger ses premières commandes.

Hélène Adam est aux anges : « C’est une vraie aventure ! » Son objectif : « Lancer de nouveaux produits et pouvoir emménager dans un atelier pour récupérer… Ma chambre ! »

Bulbille : 11, rue Nicolas-Oresme, 14 100 Lisieux. Tél. 06 64 23 55 58. contact@bulbille.fr. www.bulbille.fr

Delphine Cigliana, ambassadrice du tri à CoLaurSud./Photo DDM

«Collecte textile» réussie

Dans le cadre de l’opération «Mission Textile», une collecte de vêtements et chaussures par le biais des écoles mise en place par CoLaurSud, ce sont près de 500 kg de textiles divers qui ont été récupérés à Saint-Léon. Une centaine de sacs qui ont ainsi rejoint ceux arrivés des autres écoles de la communauté de communes, donnant au total 644 sacs collectés sur tout le territoire, ce qui équivaut à 3 220 kg de textile. Cela a permis de récolter, grâce à la convention passée entre ColaurSud et l’association NTA (Next Textile Association), la somme de 322 € qui sera réinvestie dans des jeux pour les enfants du territoire. La remise de chèque et la signature de la convention se sont déroulées au siège de la communauté de communes CoLaurSud. Une journée doublement placée sous le signe de l’environnement puisqu’il s’agissait également de la journée d’ouverture la COP21 à Paris.

La Dépêche du Midi

Cinq métiers du textile qui recrutent chez nous

Roubaix – Tourcoing. À force de répéter que le textile, si cher à notre territoire, fut sinistré, on en oublie qu’aujourd’hui nos terres accueillent encore des entreprises tissant, fabriquant, transformant le tissu. Et elles recrutent. Exemples de métiers pourvoyeurs d’emplois.

Métier No1

Tisserand

Le domaine du tissage reste très important dans la région, et un besoin continu de personnel se fait sentir. Des entreprises comme Dickson Constant, à Wasquehal, qui travaille des produits innovants tout en ayant besoin de métiers traditionnels, ou la société Lemaître Demeestere, à Halluin, qui tisse le lin de façon haut de gamme, recrutent régulièrement. Problème : les entreprises rencontrent des difficultés pour trouver des apprentis tisserands, malgré le centre de formation (CIA) de Roubaix.

Métier No2

Opérateur de production

Point de défilés Chanel, point de paillettes ici. Bien sûr, le textile, ce sont avant tout ces grandes chaînes de production en usine. Des usines qui ont besoin de « pilotes de ligne » pour faire marcher cette production textile classique. C’est le cas par exemple des Peignages Dumortier, à Tourcoing, qui recrutent des gens qui ne présentent pas forcément un haut niveau de qualification. En manque de candidatures qualifiées, ces usines sont souvent obligées de former en interne.

Métier No3

Opératrices de confection

Ce sont les couturières (même si ce terme n’est, normalement, utilisé que dans la haute couture), les piqueuses, surjeteuses… Ces petites mains qui manient l’aiguille, fabriquent des petites séries, des réassorts (un modèle fabriqué en grande série en Asie, livré par container, qui a tellement bien marché qu’il faut en refaire rapidement, en plus petite quantité. Dans ce cas, des ateliers français reprennent la main). De nombreux ateliers de couture embauchent dans la région.

Métier No4

Modéliste

C’est le travail en amont de la production. Avant que le patron ne soit envoyé dans des ateliers de couture. Les modélistes vérifient si la proposition du styliste est faisable et proposent aux patronnières d’élaborer le modèle de vêtement sur papier. Elles travaillent le plus souvent, aujourd’hui, en bureaux d’études. Mais des entreprises de confection, comme cet atelier de Saint-André (qui veut rester anonyme) qui fabrique des sous-vêtements pour plusieurs marques, sont en recherche constante de professionnelles.

Métier No5

Opérateurs teinture et ennoblissement

Ils vont mettre un « apprêt » sur un produit. Pour le rendre ignifuge (moins inflammable) ou plus doux… Des entreprises, comme la teinturerie Lenfant à Hem, existent sur le secteur. Et ont du mal à trouver des apprentis…

Anne-Sophie Giraud met en relations entreprises textiles et demandeurs d’emploi. Pour la contacter : anne-sophie.giraud@uitnord.fr

PUBLIÉ LE 11/12/2015

PAR BÉRANGÈRE BARRET

Produire du textile en France et dans le respect du climat, c’est rentable !

TDV Industries fabrique des vêtements professionnels depuis 150 ans. Il y a 15 ans, cette entreprise familiale a massivement investi dans son appareil de production, localisé en France, et dans le respect de l’environnement. Une stratégie gagnante puisque, dans un contexte textile sinistré dans l’Hexagone, l’entreprise tire son épingle du jeu. Entretien avec Corinne Lutin-Delzers, la directrice du marketing et du développement international de cette PME de 168 personnes.

Novethic. Votre entreprise de textile reste l’une des rares implantées en France. Et pourtant elle prend en compte le respect de l’environnement, et notamment la question climatique, sur l’ensemble de sa chaîne de production…

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Comment un slip a sauvé le textile en Périgord

Créée il y a près de 70 ans, l’entreprise Moulin Neuf Textiles a trouvé un second souffle grâce au « Slip Français » . Aujourd’hui la bonneterie de Saint-Antoine-Cumond tire son épingle du jeu face à la concurrence mondiale du textile.

L’entreprise Moulin Neuf Textiles est née en 1948 sur les bords de la Dronne à Saint-Antoine-Cumond en Dordogne. Au cœur des années 80, âge d’or du textile en France,l’entreprise comptait jusqu’à 200 ouvriers dans ses ateliers. En 2010, ils n’étaient plus que deux.

Un homme mise sur le savoir faire

Alors que la bonneterie périgordine est exsangue dans les années 2010, un homme décide de la racheter. Franck Sordat est informaticien, il n’entend rien au monde du textile mais il a un coup de cœur pour cette usine et son unité de production.  Franck Sordat souhaitait investir dans l’économie locale. 

Moulin Neuf Textiles est au bord du dépôt de bilan. Pourtant  la petite bonneterie possède de sérieux atouts que Franck Sordat a su déceler. En plus de son unité de production toujours opérationnelle, le savoir faire de ses anciens ouvriers s’impose comme une force. Les anciens employés reviennent grossir les rangs de Moulin Neuf Textiles et la production repart.
Aujourd’hui 15 personnes travaillent dans l’entreprise.

Le slip français à la rescousse​

Moulin Neuf Textiles commercialise sa propre marque. Mais ce sont les productions pour d’autres enseignes, des « conceptions à façon » qui offrent un second souffle à l’entreprise de Saint-Antoine-Cumond. Le plus gros client de Moulin Neuf devient la marque « le slip français« . La jeune startup française mise sur le « made in Dordogne »et confie la fabrication de ses articles à Moulin Neuf textiles. Le Slip français surfe sur la vague du renouveau du sous-vêtement, avec une campagne de communication, originale, basée sur le 100% français.

Il y a une vie après le Slip Français

Il y a deux ans, le « slip français » a décidé de ne plus confier sa fabrication à Moulin Neuf textiles. Cette collaboration représentait 25 % du chiffre d’affaire du bonnetier de Dordogne. Pourtant le renouveau de Moulin Neuf Textiles était en marche.
Après un passage difficile et une année sans bénéfice, ce sont désormais de jeunes marques françaises et asiatiques qui font appel au savoir-faire périgordin.

Face à la concurrence mondiale, l’entreprise locale mise sur la qualité de son travail. Les marques japonaises plébiscitent le « Made in France ».  Mais face à la production chinoise qui peut désormais aussi fournir des articles de qualité, il faut se démarquer en misant sur le style. Moulin Neuf textiles s’apprête à relever ce nouveau challenge.


L’histoire du textile périgourdin

Vosges : la renaissance du textile à la française

France 2 s’est rendue dans les Vosges, où l’industrie du textile fait un retour en force.


Le textile, c’était près de 30 000 emplois dans les Vosges. C’était il y a trente ans. La crise est passée par là et les usines ont fermé, les unes après les autres. Au pire de la crise, seules 2 000 personnes travaillent encore dans ce secteur. Pourtant, aujourd’hui, on assiste à une véritable embellie. A l’image de l’entreprise Garnier-Thiebaut, qui connaît une véritable success story.

Un label « made in Vosges »

Mécanisation, innovation, haut de gamme… c’est ainsi que l’entreprise reste compétitive et que le chiffre d’affaires croît année après année. « On exporte aux Etats-Unis, on exporte en Russie, on exporte en Asie, en Chine. Ça représente 40% du chiffre d’affaires environ », témoigne Isabelle Parmentier, responsable marketing de Garnier-Thiebaut. Et pour lutter contre la concurrence internationale, un label a vu le jour « Vosges, terre textile ». Puisque l’union fait la force, les entreprises vosgiennes réunies sous ce label ont désormais pris le parti de travailler ensemble.